En ce moment, je suis un peu dans ma phase poireaux, du plat veggie à la simple fondue. Cette affection n’est pas passée inaperçue auprès de mon mari qui s’est montré tenté de « quelque chose de plus fun que la fondue ». Sur le coup, j’ai repensé à une idée très sympa aperçue chez d’audrey cuisine : des poireaux au jambon comme des endives au jambon, avec des poireaux, du jambon, de la béchamel, rien de plus.
J’ai tenté lors de la session de batch-cooking suivant, en twistant à la recette au jambon cru. Le verdict de mes gourmands a vite été élogieux : original, savoureux, se déguste tout seul. Le poireau est bien relevé avec le jambon cru, une béchamel légère évite le côté roboratif. Il n’est pas resté une miette, et j’ai été « missionnée » pour l’itérer.
Jee voulais donc partager l’idée de ce poireau jambon cru avec vous, au cas où vous chercheriez une idée amusant avec des légume de saison. Vous pouvez bien entendu tenter toutes les variantes de votre choix en terme de charcuterie ou de fromage sur le dessus. J’espère juste que cette recette vous intéressera et vous permettra de varier le contenu vos assiettes. Bonne journée !
Poireaux au jambon cru gratinés
Recette : Poireau au jambon cru gratinés
Saison de la recette : Octobre à Avril
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes
Ingrédients
Pour 4 personnes :
4 à 6 poireaux selon la taille
4 à 6 fines tranches de jambon cru
300 à 400 ml de lait
15 g de maïzena
20 g de beurre
50 g de gruyère ou emmenthal râpé
sel, poivre, noix de muscade
Réalisation
Retirez la partie dure des feuilles de poireau et les radicelles. Retirez la première couche du poireau ci besoin. Lavez le poireau soigneusement en vérifiant qu’il n’y a pas de terre entre les couches.
Dans une casserole d’eau bouillante où à la vapeur, faites cuire le poireau jusqu’à ce qu’il soit fondant. Comptez une bonne dizaine de minutes pour des poireaux de taille moyenne, mais le temps de cuisson dépend de la taille du poireau. Laissez refroidir
Enroulez le poireau dans une tranche de jambon cru puis disposez dans un plat à gratin.
Dans une casserole, disposez le lait, la maïzena, le beurre, sel, poivre, noix de muscade. Portez à feu moyen et faites épaissir tout en remuant régulièrement.
Une fois la sauce prise, rectifiez l’assaisonnement puis versez sur les poireaux. Répartissez l’emmenthal / gruyère.
Enfournez pour 20 à 30 minutes à 180°C, le temps que cela dore
Servez ces poireaux jambon cru bien chauds.
Astuces :
A l’avance : vous pouvez préparer le gratin à l’avance et le conserver au réfrigérateur filmé (ou avec un couvercle). Cuisez le au dernier moment, en augmentant peut être le temps de cuisson de quelques minutes.
Sur le jambon cru : privilégiez un jambon de pays, qui sera moins salé (et moins onéreux) que du jambon de parme.
Variantes: Remplacez le jambon cru par du jambon blanc. Vous pouvez aussi remplacer l’emmenthal par un fromage plus pêchu comme le camembert ou le comté.
DIY – Crème à récurer maison (zéro déchets)
Bonjour à toutes et tous
Je vous retrouve ce matin pour une excellente découverte côté produits ménager zéro déchets / écologiques / peu coûteux. Comme vous l’avez sans doute aperçu sur les billets de balade, nous avons deux gros chiens à la maison, de format labrador. Ils sont très affectueux, mais se sont parfois des tornades extrêmement promptes à vous tapisser la maison de boue juste après la session ménage. L’un d’eux sait ouvrir les portes fenêtres entre le salon et le jardin,.. donc je vous laisse deviner l’état des portes fenêtres au bout d’une à deux journées de pluie : blindée de grosses traces de pattes côté maison et côté jardin. Ces fenêtres étant en PVC on arrive à les récupérer qu’avec la crème à récurer en flacon jaune (C##). Mais comme tous les produits industriels, sa liste d’ingrédient est un peu trop longue à mon goût et elle est dans un conteneur plastique…
Alors quand en début d’année j’ai reçu passer le tutoriel de C. l’air du temps proposant une alternative écolo /zéro déchet, j’ai vite eu envie de tester. Le résultat dépasse mes espérances : De un, cette crème à récurer maison est ultra simple à préparer, de deux, cette crème fonctionne vraiment très bien : On récupère bien les fenêtres PVC, les baskets, etc… Adjugé vendu, j’en ai déjà refait 3 fois depuis.
Je voulais donc partager cet excellent tutoriel de crème à récurer maison de « C l’air du temps » avec vous. Elle mérite à minima le test , voire de rentrer dans vos usuels si vous êtes satisfait(e). Pour ma part, c’est clairement un de mes favoris du genre « produit ménagers écolos ». Bonne journée !
DIY – Crème à récurer maison zéro déchet –
Tutoriel : Crème à récurer maison
Saison : Toute l’année
Matériel
4 cuillerées à soupe de bicarbonate de soude
4 cuillerées à soupe de savon noir liquide
2 cuillerées à soupe d’argile verte ou blanche
1 pot à bords large + 1 étiquette
Réalisation
Disposez tous les composants dans un pot
Mélangez à la cuillère (à café, à soupe), jusqu’à ce que la préparation soit bien homogène et ai une texture crémeuse.
Étiquetez et fermez le pot
Utilisation : Comme une crème à récurer classique : un peu sur une éponge ou une lavette, et on frotte. Passez un chiffon humide pour rincer
Conservation : Pas de péremption
Astuces : Si vous laissez reposer votre crème longtemps entre la préparation et l’utilisation, il se peut que les ingrédients se séparent. N’hésitez pas à re-mélanger à la cuillère.
Joues de porc à la bière et au miel
Bonjour à toutes et tous
En arrivant dans le Gers il y a deux ans, nous avons changé nos habitudes de courses et privilégié les marchés locaux. Si depuis, je connais les étals des maraîchers et vendeurs de fruits par cœur, mon mari a sympathisé avec « notre » boucher. Ce dernier nous (correction : m’a) poussé à faire des excursions culinaires hors des morceaux de viande courants, pour des pièces moins connues et moins onéreuses. Ces pièces sont plus longues à cuisiner, moins « je jette dans la poêle et j’attends » mais selon lui, elles valent le détour en saveurs et en textures. C’est notamment le cas des joues de porc, un morceau souvent classé dans les abats, peu cher et pourtant très fondant après un long mijotage. Les joues de porc à la moutarde se sont placées dans les « tops plat d’hiver » de mon mari.
En cette saison 2022, les bières artisanales produites dans le coin et le miel pour contrebalancer l’amertume de la bière m’ont conduit à cette variante « locale ». J’ai donc essayé, présenté la sauteuse à table en m’excusant « d’avoir changé, mais j’en ai marre », et attendu le verdict. Je ne vais pas dire que cela dépasse les joues de porc à la moutarde, mais d’après mon mari et les plus-si-petits-gourmands : c’est vraiment une excellente alternative. On retrouve la viande fondante, une sauce à la fois douce et relevée, un mélange de saveur qui fonctionne. Adjugé validé
Je voulais partager cette recette de Joues de porc à la bière avec vous. J’espère qu’elle vous plaira. Bonne journée
Joues de porc bière et miel
Recette : Joues de porc bière et miel
Saison de la recette : Toute l’année
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 1 heure 30 minutes
Ingrédients
Pour 4 personnes :
800g à 1kg de joues de porc ( 2 à 3 pièces par personnes)
250 ml de bière brune
1 grosse cuillérée à soupe de miel
1 cuillérée à soupe de graines de moutarde
2 oignons ou 1 gros
1 cuillerée à soupe de farine
1 feuille de laurier +1 branche de thym
sel et poivre
huile d’olive
Réalisation
Épluchez puis hachez l’oignon. Récupérez vos joues de porc et retirez l’excédent de peau si nécessaire
Dans une sauteuse, faites chauffer l’huile d’olive puis faites y dorer les joues de porc sur toutes les faces. Retirez les.
Ajoutez l’oignon, les graines de moutarde et faites faites revenir jusqu’à ce l’oignon soit translucides.
Remettez les joues de porc, saupoudrez de farine puis mélangez bien pendant 1 minute pour enrober
Ajoutez la bière, un fond de verre d’eau puis portez à ébullition un minute environ afin de chasser l’alcool.
Délayez le miel, ajoutez la feuille de laurier, la branche de thym , couvrez puis laissez mijoter à feu moyen pendant au moins une heure et demi (2). Vérifiez de temps en temps qu’il y a toujours de l’eau dans la sauteuse.
A l’issue de ce temps, salez légèrement, poivrez.
Servez ces joues de porc bière bien chaudes.
Astuces :
(1) Meilleur c’est : Ces joues de porc sont un plat “plus cela mijote, meilleur c’est” donc vous pouvez « oublier » la sauteuse sur le feu doux pendant plus de temps. Vérifiez cependant qu’il y a toujours un peu de jus dans la sauteuse et que cela ne brule pas.
A l’avance / Conservation : 48 heures au frais. C’est un plat idéal pour être préparé à l’avance et réchauffé à une autre occasion.
Accompagnement : Pâtes, pommes de terre sautées ou gratin de chou fleur
Tarte au goumeau (Franche Comté)
Bonjour à toutes et tous,
L’inflation des prix des derniers mois me fait clairement réfléchir sur nos dépenses. Suite à nos lectures sur le thème de l’écologie, nous avons choisi de ne plus dépenser pour nos loisirs et de garder une marge pour les (très prévisibles voire certaines) hausses de prix des énergies et de l’alimentation. Cette marge nous évite aujourd’hui une certaine quantité d’angoisses. Néanmoins, je me pose beaucoup de questions sur le choix des recettes.
Une option est de revenir sur certaines recettes « tradi » ou »paysannes » qui se réalisaient avec les ingrédients qu’on avait sous la main. C’est en cherchant ces recettes que je suis tombée sur la « tarte au goumeau » : une recette d’origine franc-comtoise faite d’une pâte à brioche recouverte de « goumeau » : un mélange œuf/crème. (Note : aussi nommée « gâteau de ménage » là bas) (source de la recette ici).
Tentée, j’ai essayé et d’un avis unanime : c’est une très bonne découverte. La préparation est vraiment très simple et avec les éléments du placard. En dégustation, vous avez en dessous une brioche parfumée et moelleuse et sur le dessus une sorte de crème légère. La recette (tradi) a été plus que validée avec des sourires.
Voilà donc pourquoi je voulais la partager avec vous… et avec un clin d’œil pour les lecteurs de Franche-Comté. ; ) Bon week-end !
Tarte au goumeau (Franche Comté)Tarte au goumeau (Franche Comté)
Recette : Tarte au goumeau
Saison de la recette : toute l’année Temps de préparation : 25 minutes Temps de cuisson : 40 minutes
Ingrédients
Pour 1 tarte de 4 à 6 personnes :
Pour la pâte à brioche:
250 g de farine
1 œuf
50g de beurre
12,5 cl de lait
1 sachet de levure de boulanger
1 pincée de sel
40 g de sucre
1 cuillérée à soupe de fleur d’oranger
Pour le goumeau :
1 œuf
100 ml de crème fraîche
40 g de sucre en poudre
Réalisation
Étape 1 : Préparation de la pâte
Faites tiédir le lait puis délayez-y la levure. Ajoutez une bonne cuillérée de farine et laissez reposer 15 minutes.
Dans un saladier ou le bol de votre robot pâtissier, disposez la farine, le sucre, sel. Ajoutez le lait, la fleur d’oranger et le lait avec la levure puis mélangez.
Ajoutez l’oeuf, le beurre coupé en petits morceaux, puis mélangez / pétrissez jusqu’à ce que la pâte soit homogène.
Placez la pâte dans un bol couvrez d’un torchon et laissez reposer une bonne heure, le temps que la pâte soit homogène.
Étape 2 : Préparation du fond de tarte.
Récupérez la pâte, dégazez là et abaissez à une épaisseur d’un bon centimètre. Disposez dans un moule à tarte
Remettez en pousse une bonne demi heure
Étape 3 : Cuisson.
Dans un bol, préparez le goumeau en mélangeant l’œuf, la crème, le sucre.
Versez le goumeau sur le fond de tarte.
Enfournez pour 30 à 40 minutes à 180°C (Les bords de la brioche doivent dorer).
A déguster tiède ou à température ambiante.
Astuces :
La recette se prête évidemment à autant de variantes que d’envies : ajouter un peu de rhum ou d’armagnac dans le goumeau, de la fleur d’oranger, incorporer des pépites de chocolat, amandes effilées, etc. Je vous conseille néanmoins de tester nature la première fois.
Conservation : jusqu’à 48H. Après je vous suggère de congeler en parts, et décongeler à convenance. (Cela a bien marché avec les plus-si-petits gourmands pour leur goûters)
Tarte au goumeau
Soupe paysanne aux haricots blancs et curry
Bonjour à toutes et tous
« As usual », le début d’année est toujours chaud au travail. Passé la première semaine, on assiste au démarrage / redémarrage de la plupart des projets, et bien évidemment, il y a toujours des choses à faire « en urgence » voire le lendemain pour la veille. La conséquence (attendue) est que j’ai oeu de temps en soirée… et beaucoup batch-cookle dimanche matin.
Dans les plat végétariens « réchauffable en 2 secondes quand tu rentres à 20H+ », j’apprécie beaucoup lessoupes complètes légumes et légumineuses. C’est dans ce thème que j’ai imaginé cette variante épicée au curry. Les haricots blancs étaient le mieux pour s’accorder, et pour les légumes,j’optais pour un mélange de saison basique : poireaux, carottes, navets, pommes de terre. De l’ail, du curry, sel, poivre, on laisse tout mijoter. Fini.
Franchement , cette soupe complète m’a régalée sur mes soirs de retour tardif. C’est chaud, savoureux, réconfortant, cela change de tout ce que l’on connaît. Je me suis donc dit que la recette pourrait vous intéresser. Que vous rentriez tard, ou que vous cherchez une recette de complète végétarienne cette soupe haricots blancs et curry pourrait vous être utile. J’espère ne pas me tromper. Bonne journée !
Soupe haricots blancs curry façon paysanne
Recette : Soupe haricots blancs curry
Saison de la recette : Décembre à fin mars
Temps de préparation : 25 minutes
Temps de cuisson : 1 heure
Ingrédients
Pour 4 personnes :
250g de haricots tarbais ou haricots blancs (secs)
2 gros poireaux (ou 3 petits)
2-3 carottes
2 navets
4 pommes de terre
1 gros oignon
2 cuillerée à soupe de curry de madras
1 à 2 gousses d’ail
1 feuille de laurier
huile d’olive
Sel et poivre
Réalisation
La veille : Mettez les haricots blancs à tremper dans de l’eau
Le jour J : Lavez tous les légumes. Coupez :
les poireaux en rondelles.
les carottes en demi-rondelles.
les pommes de terre et les navets en petits cubes.
Émincez l’oignon.
Faites chauffer un peu d’huile dans une (grande) casserole puis faites revenir poireaux et oignon jusqu’à ce que les oignons soient translucides.
Ajoutez les autres légumes, faites revenir 2-3 minutes.
Égouttez les haricots blancs, la gousse d’ail, le laurier, le curry puis couvrez d’eau.
Laissez mijoter à feu moyen jusqu’à ce que les haricots soient cuits et les pommes de terre soient fondantes. (45 minutes à 1 heure, mais ce n’est pas grave si c’est plus). A noter que si vous appréciez les soupes plutôt denses, vous pouvez découvrir vers le milieu de cuisson.
Salez, poivrez, rectifiez la dose de curry à convenance.
Servez cette soupe haricots blancs curry bien chaude. N’oubliez pas de « touiller » dans votre bol pour faire remonter le curry, il aura tendance à se placer au fond du bol.
Astuces :
Les légumes sont à titre indicatif. Vous pouvez varier les légumes en utilisant ceux qui s’accordent bien avec le curry (épinards, chou fleur, ..)
Vous pouvez aussi remplacer les pommes de terre par des pâtes si vous appréciez.
Conservation : 3 jours au réfrigérateur. Après, je vous conseille de congeler en parts individuelles.
Balade Botanique – Le petit monde des mousses et des lichens (février 2022)
Bonjour à toutes et tous,
C’est avec un plaisir certain que je vous retrouve pour lancer la saison n°3 des « balades botaniques ». Ces saisons vous proposent de partir en balade découvrir la végétation de nos campagnes, puis, si cela vous tente, d’essayer de les retrouver par chez vous. C’est mieux que Netflix car vous pouvez tout à fait retrouver les acteurs et n’avez pas besoin de voyager pour retrouver les décors, juste sortir et flâner dans la nature. ^^
Sur Février, si les premières fleurs vont finir par pointer le bout du nez, ce sont les mousses et les lichens qui offrent souvent de jolies couleurs et structures. En plein hiver, elles semblent avoir envahi les arbres. Envahi, non. C’est juste qu’ils se cachent sous le feuillage touffu des arbres, sous les herbes hautes et ressortent vives lors que l’hiver a dépouillé les arbres et les prairies. Je me suis prise au jeu de les regarder, d’essayer de « découvrir » toutes les variétés autour de chez moi et la diversité m’a étonnée. C’est un monde à part entière et même si mes identifications sont bancales (Si un spécialiste passe par là, je suis preneuse des corrections !), je vous propose venir avec moi les observer.
Démarrons la balade à quelques pas de la maison, sous une haie. On y retrouve un tapis touffu de mousse, qu’on connaît sans doute bien si on s’amuse aux potées maison. Dans le langage scientifique, les mousses appartiennent en fait à la famille des bryophytes (concaténation du mot allemand bryo = mousse, et du mot grec phytos = plante). Les bryophytes englobent les mousses, les hépatiques, et les anthocérotes. Bien que compactes, les mousses présentent une structure végétale assez classique : une tige, des feuilles, des rhizoïde (petits rhizomes). Si on zoome sur cette mousse, vous pouvez voir les nombreuses tiges feuillue.
La France recense environ 800 types de mousses< un nombre bien au delà de ce que l’on imagine naïvement. Mais regardez, juste à côté de la mousse du dessus, si on se baisse à terre et que l’on regarde bien, on peut découvrir une autre variété aux feuilles très découpée. Une probable Thuidie à feuilles de tamaris, une espèce appréciant les sols frais et humifères. Je me situe effectivement dans un coin très ombragé et frais.
Les bryophytes (mousses et cie) peuvent se trouver (presque) partout : On les retrouve évidemment sur les troncs d’arbres (et pas qu’orientés Nord !), dans les lieux frais et humides, mais aussi en ville sur les ponts, dans les caniveaux, au sol .. Mais il est vrai que le meilleur terrain de jeu pour la chasse à la mousse reste les arbres morts que l’on peut trouver en forêt ou dans les zones moins entretenues. En ayant repéré un lors de mes balades, je lui rends visite. La première vision montre effectivement pléthore de verdure.Et pléthore de champignons !
Sur le tronc d’arbre, je retrouve des tapis de mousses avec des tiges élevées. Probablement un Hypne cyprès (Hypnum cupressiforme) très courante (en dessous)
Mais les mousses ne poussent pas que sur les arbres morts. Nombres arbres, comme nos chênes gersois, abritent des mousses sur les troncs et leurs branches. Je me rends auprès d’un chêne pubescent bien vivant, dont l’écorce crevassée en fait un lieux idéal pour la pousse des mousses. Sur ce chêne, les mousses ont construit nombreuses petites tiges : ce sont les inflorescences mâles et femelle. Une fois la fécondation faites, elles formeront des petits sacs de spore, comme l’on peut voir en photo d’accueil.
Un peu plus loin, sur d’autres chênes, l’écorce héberge quelques plaques bleues. Nous sommes cette fois en compagnie d’un lichen. Les lichens désignent des « champignons lichénisés« , en fait des champignons dits « mycobionte », vivant en symbiose avec des cellules capables de réaliser de la photosynthèse. Les lichens sont composés à 90% d’un appareil végétatif de type champignon, dit « thalle » qui peut prendre des formes variées. La forme et la couleur du thalle sont généralement importants pour la détermination du lichen. Par exemple ici, nous avons un thalle quasi plat, composé de nombreux lobes (= folliacé) cela ressemble à un Parmelia.
Je vous disait que la forme du thalle est très variable. Vous avez sans doute aperçu ces lichens dits fructileux dont les thalles semblent former un buisson. Ici, un probable Ramalina reconnaissable aux branches aplaties et une couleur homogène sur toutes les faces du thalle.
Continuons la balade autour des mousses et lichens et rejoignons le centre de la vallée, proche du ruisseau. Ici, la proximité de l’eau fait apparaître des mousses sur les branches des arbres.. Ici, la forme fracturée de l’orme champêtre en fait un lieu de choix pour héberger une mousse dont les tiges dressées présentent des feuilles en étoiles. Un probable Polytric élégant.
Tout comme les grandes branches tombées lors des tempêtes, offrent des spots intéressants. Sous la lumière du petit matin, on peut s’amuser au niveau des photos. ^^
A peine plus loin, ce sont des frênes qui attirent mon attention. Leurs branches sont recouvertes d’un voile jaune, un autre lichen. Il se caractérise par la présence d’apothécie =sur le lichen, qui contient les spore. C’est un probable Xanthoria vu la petite taille de ces apothécies.
En parlant de squatters de branches, si vous vous approchez, vous pouvez remarquer certaines branches peuvent héberger d’autre squatteur : des jeunes pousses de gui. D’ci quelques mois, elle pourra former dans les arbres de grandes boules large de 60-80cm.
Mais je pense qu’il ne serait pas correct dans notre ballade de ne pas s’arrêter là où les mousses s’incrustent aisément : toutes nos constructions en pierre et en goudron, où le moindre interstice offre une perspective implantation. Sur le bas d’un pont, par exemple, je retrouve une probable Grimmie en coussinets en pleine floraison.
Un peu plus loin, sous un rayon de soleil, ces petits coussinets présentent les premières traces inflorescence. Cela sent le printemps
C’est sur ce joli pont, propice à l’observation des mousses que je vous laisse. En espérant que cette balade botanique février 2022 sur les mousses et lichens vont a amusé et intéressé, je vous dis à bientôt 🙂 On reviendra avec des fleurs sur début mars.
Gratin de crozets, poireaux, saucisse de morteau et reblochon
Bonjour à toutes et tous
Je dois vous l’avouez (si vous ne l’avez pas déjà lu les années précédentes), la tartiflette est de trèèèèèès loin mon plat préféré. C’est le plat « doudou » que je réserve aux moments post-maxi-session-de-jardinage ou post-grandes-randonnées, en (quasi) toute saison. Dernièrement, devant réaliser une longue session de bêchage/apport de compost pour préparer le potager 2022, je voulus provisionner ce plat réconfortant. Je repensais alors à une recette aperçue dans un « Saveur Magazine : édition Février » : une croziflette twistée. Les lardons étaient remplacés par de la saucisse de Morteau à la saveur fumée, et pour alléger le plat, des poireaux remplaçaient une partie des crozets. J’en avisais mon Mari qui trouva l’idée tout aussi alléchante et l’on provisionna tous les ingrédients.
Ni une, deux, le dimanche venu, je préparais le gratin et partis seule pour mes 3 bonnes heures de bêchage dans le froid. Rentrée crevée, je peux vous dire qu’il y eu une certaine satisfaction à mettre le gratin dans le four puis à le retrouver dans l’assiette. Franchement, c’est très bon. Crozet-poireaux-reblochon fonctionnent très bien ensemble et la saucisse de Morteau apporte une saveur fumée savoureuse. Toute la famille s’est régalée, y compris ceux qui sont restés au chaud.
Bref, que cela soit pour vous réconforter après une dure journée, ou tout simplement pour le plaisir, je voulais partager cette recette de gratin crozets poireaux avec vous. Il change vraiment des classiques et permet de se régaler autrement. J’espère qu’il vous plaira. Bonne journée !
Gratin crozet poireaux saucisse de morteau et reblochon
Recette : Gratin crozets poireaux, saucisse de morteau et reblochon
Saison de la recette : Octobre à Avril
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 45 minutes
Ingrédients
Pour 4 personnes :
400 g de crozets
2 gros poireaux
1 oignon
1 saucisse de Morteau
1 reblochon (450g)
250 ml de crème légère
1 cuillérée à soupe d »huile d’olive
Réalisation
Épluchez l’oignon et émincez le. Lavez le poireaux, retirez le pied et la partie trop dure des feuilles et émincez le.
Faites chauffer 1 cuillérée à soupe d’huile d’olive puis faites y revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient translucides. Ajoutez les poireaux, couvrez et laissez à feu doux-moyen, jusqu’à ce que les poireaux soient cuits (10-15 minutes). Vérifiez de temps qu’il y a toujours un peu d’eau dans la poêle que les poireaux ne brulent pas.
Entre temps, faites cuire les crozets selon le temps indiqué sur votre paquet ( 10 minutes pour moi). A l’issue de ce temps, égouttez et réservez.
Coupez la saucisse en demi-rondelles, le reblochon en tranches. Réservez. (*)
Une fois les poireaux et les crozets cuits, mélangez les poireaux aux crozets. Poivrez légèrement
Dressez le gratin avec :
La moitié des crozet aux poireaux
une grosse moitié des rondelles de saucisse de Morteau
la moitié des tranches de reblochon
le restant de crozets aux poireaux
le restant de saucisse
et enfin la deuxième moitié de reblochon.
Répartissez la crème liquide sur le gratin
Enfournez à 180°C jusqu’à ce que le gratin soit bien doré (environ 30 minutes).
Servez ce gratin crozets poireaux, saucisse de Morteau et reblochon bien chaud. Accompagnez éventuellement d’une salade de crudités
Astuces :
Évitez de saler le plat : la saucisse de Morteau et le fromage amènent beaucoup de sel. Ceux qui apprécient de manger très salé pourront saler directement dans leur assiette.
Si vous craignez que la saucisse de Morteau rebute vos convives, remplacez par des lardons fumés.
A l’avance : Si vous voulez préparer ce gratin crozets poireaux (…) une demi journée à l’avance, préparez jusqu’à l’avant dernière étape (la crème) et conservez au frais. Vous placerez la crème et mettrez à cuire pour le repas prévu. A noter qu’il vous faudra peut être augmenter le temps de cuisson au four à 45 minutes.
(*) Si vous craignez que la saucisse fumée apporte beaucoup de saveurs, n’hésitez pas à la faire revenir un peu à la poêle avec les oignons.
Marmelade d’orange
Bonjour à toutes et tous,
Je vous retrouve ce matin pour discuter d’un classique de la saison hivernale, qui égaye souvent petits déjeuners, brunchs ou session crêpes : la marmelade d’orange. Peut être avez vous vécu cette expérience, mais j’ai détesté cela jusqu’à ce que je découvre la version maison : trop acide, trop amère, ressemblant plus à une gelée.. toute expérience industrielle ne m’a guère enchantée. Et puis, un jour je me suis laissée tenter par une préparation maison. Il m’a fallu éplucher un certain nombre de sites de cuisine avant de trouver la version qui me convenait c’est çà dire :
avec des morceaux de chair d’orange et pas du jus ou de la purée d’orange
avec les zestes blanchis pour leur saveur.
La perle rare vient de ce site. Je l’ai tentée en ajustant légèrement les dosages et ce fut une petite bombe de gourmandise du tartine : onctueuse, acidulée, cette saveur orange bien marquée mais avec la juste dose d’amertume. Même mes plus si petits gourmands ont adoré sur les crêpes du week-end. J’ai relancé une version épicée deux semaines après, pour faire bonne provision.
Tant que l’orange est de saison, je voulais donc partager la recette de cette marmelade oranges avec vous. J’espère que cela vous plaira. Bonne journée !
Marmelade oranges bio
Recette: Marmelade oranges (bio)
Saison de la recette : Novembre à Mars Temps de préparation : 30 minutes Temps de cuisson : 30 minutes
Ingrédients
Pour 3 à 4 pots environ
1,2 kg d’oranges bio (5 ou 6) (cf. 1)
600 g de sucre
jus d’un demi citron
Réalisation
Lavez vos oranges et essuyez les. Pelez-les. Retirez le ziste (partie blanche) des écorces et taillez en lamelle.
Placez les écorces dans une casserole, couvrez d’eau et laissez bouillir une à 2 minutes. Égouttez et réservez.
Retirez l’excédent de peau blanche sur la chair, puis hachez la chair. Placez dans une (grande) casserole avec le sucre, le jus de citron, les écorces. Laissez si possible macérer pendant 2 heures.
A l’issue de ce temps, ajoutez un verre d’eau, puis portez à ébullition. Baissez le feu et laissez cuire à feux moyen jusqu’à ce que la confiture soit prête.
La confiture est prête lorsque, si vous versez quelques gouttes sur une assiette puis l’inclinez, la confiture ne coule pas.
Lavez et ébouillantez vos pots et vos couvercles. Essuyez bien.
Versez la confiture chaude dans les pots, fermez et retournez le pot.
Astuces :
(1) Les oranges bio sont indispensables pour pouvoir utiliser les zestes.
Variante épicée : ajoutez étoiles de badiane + 1 cuillérée à café rase de cannelle lors de la cuisson
Conservation : 1 an au frais à l’abri de la lumière (ex: cave)