Le Zéro Déchet dans la salle de bain : retour d’expérience

Bonjour à toutes et tous,

C’est en discutant « zéro déchets » avec l’un(e) d’entre vous sur un des derniers billets que le concept de ce billet c’est imposé. Nous faisons tous des efforts pour réduire nos déchets et sommes preneurs des essais, retour d’expérience des autres. La « salle de bain » étant un lieu où ma maisonnée a fait pas mal de changements, un point d’étape peut se montrer pertinent pour partager. Voici nos retour d’expérience, n’hésitez pas à l’utiliser en base pour discuter. 🙂

Zéro déchet salle de bain : retour d'expérience
Zéro déchet salle de bain : retour d’expérience

La démarche

Après la cuisine, la salle de bain est un haut lieu de forte consommation de produits contenus dans des emballages non recyclables. Il nous est donc paru évident que nous pouvions faire des améliorations importantes en remplaçant nos produits habituels par des produits « moins de déchets ». On s’est fixé des règles de cette transition « zéro déchet salle de bain » : des changements progressifs, chacun à son rythme, chacun selon ses possibilités. Les premiers petits gestes ont été décrits dans ce billet. Après plusieurs années (3) après, voici où nous en sommes.


Geste 1 : Remplacer gels douche et shampoings-gels par savons et shampoings solides

Un de nos premiers changements  « zéro déchet salle de bain » a été de remplacer les gels douches et shampoings « gels » par des préparations solides. Pour les savons, il n’a pas été compliqué de trouver un fournisseur, nombres artisans commencent à en vendre sur les marchés.  Pour le shampoing, nous n’en avons trouvé que dans les grandes enseignes  « bio ».

Globalement, la transition a été vite faite et sans mal : l’ acceptation des produits, il a juste fallu un peu de « réglages » sur l’utilisation du shampoing solide afin d’utiliser la bonne dose. Personnellement, j’ai même trouvé que les cheveux se portaient mieux en passant au shampoing 100% solide. Cela a été plus compliqué pour un (sur 4), qui a eu beaucoup de mal à trouver un savon qui lui convienne. La plupart des savons classiques lui laissent une sensation de tiraillement. Il lui a fallu découvrir au hasard d’un marché, un savon « riche » au lait d’ânesse, qui cette fois a permis le remplacement.

Zéro déchet salle de bain : exemple de shampoing solide

Geste 2 : Remplacer les lingettes par du durable

Sur ce point, partie était gagnée d’avance car nous en utilisions très très peu. Les dernières ont vite été remplacées par le combo gant de toilette + serviette éponge. On s’en porte tout aussi bien.


Geste 3 : Remplacer le déodorant « bombe »

Le sujet du déodorant bombe a été compliqué. De mon côté, les déodorants solides ne m’ont pas du tout convenus : souvent trop agressifs, ils finissaient par m’irriter la peau. J’ai trouvé mon bonheur dans un déodorant « spray » avec un bocal en verre (en photo, lien site web de la marque si jamais cela vous intéresse), qui est recyclable ou réutilisable. (Personnellement je le recycle pour les huiles macérées). Mais tout le monde n’a pas encore trouvé chaussure à son pied.

Zéro déchet salle de bain : déodorant recyclable

Geste 4 : Remplacer ou limiter les crèmes en conteneurs non recyclable

Les crèmes cosmétiques (surtout celles pour nous, mesdames) ont souvent le grand défaut d’être contenues dans des emballages petits formats et non recyclables. Cela n’a pas été simple de remplacer ces éléments par des alternatives peu de déchets mais j’ai fini par trouver des crèmes placées dans des pots en verre. (boutique bio ou artisan. Le pot est recyclable ou ré-utilisable.


Geste 5 : Passer au dentifrice solide et à la brosse à dent recyclable

Entre la brosse à dent en plastique et les dentifrices sont contenus dans des emballages plastiques non recyclables, il y avait de quoi faire sur ce poste.

Côté dentifrice, certains ont vite trouvé le produit qui remplace. On saluera particulièrement les dentifrices « sucettes » qui amusent les plus jeunes. De mon côté, cela a été une « bataille » pour trouver un dentifrice qui me convienne. En effet, la plupart sont assez agressifs et je me retrouvais avec des petits saignements de gencives gênants. Au bout de 2 ans, j’ai fini par trouve une marque de dentifrice en pâte qui soit suffisamment douce pour convenir.

Côté brosse à dent, après avoir expérimenté différentes brosses à tête plastique changeable, on a découvert celles en bambou. Comme une grande marque s’y est mise, on peut y accéder même en habitant à la campagne. Le manche des brosses une fois débarrassés des poils, sont recyclés en « marque semis » dans le potager

Zéro déchet salle de bain : dentifrice solide et brosse bambou

Geste 6 : Remplacer la parapharmacie de « bobologie » par du naturel

On y pense jamais, mais tout ce qui est parapharmacie a le mauvais goût de se trouver en contenants plastifiés souvent sur-emballés. J’évoque ici les sprays anti-piqûres d’insectes, les pommades anti-rhumes,  les crèmes après soleil, etc.  Après quelques recherches et quelques tests du côté des remèdes à base de plantes, nous avons fini par en remplacer une bonne partie par du « fait maison » avec l’alternative des baumes huileux, composés de cire d’abeille et de macérât de plantes. Les macérats sont simplement des plantes (fleurs le plus souvent) laissées marinées dans de l’huile longtemps. Le baume se constitue en ajoutant de la cire d’abeille fondue et du conservateur. Sur ce sujet, la réussite à été au-delà de mes espérances

Dans mes favoris, il y a :

il faut bien se rappeler à chaque moment de l’année quand et où faire sa cueillette de plante, mais franchement, on y prend goût.

Des Fait maison huile et baume pour petits bobos
Des Fait maison huile et baume pour petits bobos

Geste 7 : Les protections féminines lavables

En étant franche, même si j’avais étiqueté ce geste dans le « top pratique écolo », j’ai mis du temps avant de pouvoir remplacer des protections jetables par des lavable. J’avais un a priori de saleté voir de dégoût qui me gênait vraiment pour avancer…

Et puis, un jour je me suis souvenue de ma grand-mère qui me racontait que quand elle était jeune, il y avait du linge spécifique qui était lavé à chaque fois et qu’on « ne s’en portait pas plus mal ». Ce souvenir m’a fait un « déclic » et j’ai pu remplacer par des protections lessivables qui se clipsent sur la lingerie.   Effectivement, après usage, il suffit d’un coup de rinçage à l’eau chaude, un coup de lessive, c’est tout aussi propre, et on en parle plus. Avec le recul, j’en suis même arrivée à me demander comment on a fait pour oublier les protections lavables…


Geste 8 : Le nettoyage de la salle de bain avec des produits fait maison.

Dernier petit geste que nous avons réalisé : supprimer tous les produits de nettoyage spécifiques salle de bain par des produits basiques ou home made. Mon « nettoyant multi-surfaces » marche très bien du sol au plafond, le vinaigre blanc ou le vinaigre d’orange fait des miracles sur le tartre et un peu d’huile de coude débouche les siphons bloqués. Ce fut encore quelques flacons plastique en moins dans la poubelle.

Décapant Orange ou vinaigre d'orange
Décapant Orange zéro déchet

Bilan après trois ans de zéro déchet

De notre démarche « zéro déchet salle de bain », j’en tire la conclusion qu’il ne faut pas croire les sirènes des « influenceurs » qui annoncent que tout changer est simple. En effet, il faut prendre le temps de trouver chaque produit qui convient et les raisons peuvent être très différent de celles d’un autre (l’autre pouvant être le conjoint , l’amie, les enfants..) . Même si une marque est promue comme « top », elle peut tout à fait ne ne nous convenir, et il faut chercher plus loin. Néanmoins, cela vaut le coup de s’accrocher, chercher encore, jusqu’à trouver la bonne préparation.

Au global, nous voyons plusieurs avantages. Certes les déchets issus de la salle de bain se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main, mais nous avons gagné bien plus :

  • Les produits durent plus longtemps, donc nous avons beaucoup moins de contraintes de recharges (autant dire qu’on a apprécié lors des confinements…),
  • Les produits « zéro déchet » sont globalement plus simples, plus naturels, avec nettement moins d’ingrédients incompréhensibles,
  • On a regagné énormément de place dans la salle de bain (comme dans la valise des vacances ): ma trousse personnelle se limitant quasiment à une pochette. (Ca m’amuse toujours en déplacement pro. quand je vois la place qu’elle prends chez les messieurs.. )

Voilà, un retour d’expérience sur cette transition « zéro déchet salle de bain » après quelques années.

Et vous ? Vous êtes vous aussi lancé(e)s ? Quel a été votre parcours ? Avez-vous des astuces à partager ?

Bonne journée !




Fontainebleau aux fraises

Bonjour à toutes et tous

Parfois, quand j’ai 5 minutes devant moi et un besoin de pause, je m’amuse à trainer sur des sites de cuisine. Si je fréquente les « classiques » du milieu, j’ai une affection particulière pour les sites qui répertorient les recettes anciennes, celle qui ont disparu de nos tables car « peu vendeuses ».  Par exemple : le millas fait nettement moins vendeur qu’un muffin aux chocolat façon Starbucks, ou une terrine de jambon est moins tendance qu’un poke bowl avocat-saumon d’ailleurs. J’y déniche parfois des pépites de petites recettes simples et susceptibles de régaler mes gourmands.

Il y a une recette (de plus ^^) qui a piqué ma curiosité par son nom : le « fontainebleau ». Il ne s’agit pas d’une recette au cheval (référence au grand prix hippique) ou d’une recette royale (référence au château) mais en fait une mousse composée de faisselle égouttée et de crème montée. Il  peut se décliner nature comme aux fruits de saison. Avant trouvé il y a peu une excellente productrice de faisselle de chèvre artisanale, re-tomber -il y a tout aussi peu – sur cette recette m’a clairement donné envie de tenter. Comme de plus, la pleine saison était aux fraises, tout s’orientait pour essayer un « fontainebleau fraises« .

Côté préparation franchement c’est très très simple. Côté dégustation, je peux vous garantir la claque de gourmandise. C’est frais, crémeux, acidulé avec la faisselle, sucré et fruité avec les fraises. Le piquant du chèvre apporte un petit truc qui titille les papille et rends la verrine savoureuse.  Une petite note de verveine ou de menthe sur le dessus termina le tout dans la fraicheur. Que cela soit mes gourmands ou moi, personne n’en a laissé une lichette dans la (grosse verrine). A tenter avec d’autres fruits, pourquoi pas des prunes. ^^

Je voulais donc partager la recette de ce fontainebleau fraises avec vous. Vous pouvez bien entendu utiliser de la faisselle « classique » (i.e. de vache) si vous n’avez pas celle de chèvre sous la main. Bonne journée !

Fontainebleau à la faisselle de chèvre - Au Fil du Thym
Fontainebleau à la faisselle de chèvre

Recette : Fontainebleau aux fraises

Saison de la recette : Mi Avril – Mi Juin

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 0 minutes


Ingrédients

Pour 4 personnes / 4 verrines :

  • 200 g de faisselle (de chèvre si possible)
  • 200 g de crème entière froide (placée au réfrigérateur quelques heures)
  • 50g de sucre + quelques cuillerées à soupe pour mariner les fraises
  • 250g de fraises
  • Feuilles de menthe, de verveine

Réalisation

  • Lavez les fraises et égouttez soigneusement. Equettez et coupez en fins morceaux les 2/3 des fraises. Mélangez avec 2 cuillerées à soupe de sucre et laissez mariner 1 heure.
  • En même temps, laissez égouttez la faisselle de chèvre sur une gaze ou une passoire à fines mailles pendant 1 heure.
  • Mélangez le sucre avec la crème puis fouettez la jusqu’à la monter.
  • Incorporez la faisselle dans cette chantilly.
  • Dans des verrines, répartissez les fraises marinées puis la crème de faisselle. Décorez du restant de fraises découpées en rondelles et éventuellement de quelques feuilles de menthe, de verveine, etc.

Servez bien frais


Astuces :

  • (1) Vous pouvez évidemment utiliser de la faisselle classique (i.e. de vache) si vous ne trouvez pas celle de chèvre. La version au chèvre amène du piquant, et celle de vache est plus douce.
  • Variez les fruits utilisés selon la saison : fraises, groseilles et cassis, pêches, prunes, ou poires cuites au sirop.





La montée du col du Tourmalet (Pyrénées)

Bonjour à toutes et tous,

Alors que les vacances d’été se rapprochent, j’aimerais vous retrouver pour un petit billet d’escapade par écran interposés. Nous allons dans un coin de France relativement mythique, qui mériterait d’être plus admiré pour ses paysages que pour les exploits sportifs qu’il représente : le col du Tourmalet.

Cette année encore, vu que nous n’aurons pas de vacances cet été, nous avons opté pour un week-end évasion fin mai dans les Pyrénées du côté de Bagnères-de-Bigorre. Le choix de ce région n’était pas un hasard, car elle combinait le fait de n’être pas trop loin de la maison (moins de 2h de route) et de nous permettre de faire la montée du col du Tourmalet. Ce col est surtout connu par le passage chaque année du troupeau de dopés du Tour de France, mais en fait. C’est un des plus hauts cols routiers de France, un col qui permet à tous d’accéder à d’impressionnants paysages de montagnes, d’admirer la végétation de montagne et de connaître milieu si particulier. Alors je voudrais partager avec vous le récit-photo de cette montée du col du Tourmalet. Venez.


Nous partons de Bagnères de Bigorre pour attaquer la montée par le versant nord. Par chance, ce matin là le ciel semble clément.En cette mi -printemps, la basse montagne est en pleine floraison. Les chalets pyrénéens et leurs toits minéral se détachent des prairies verdoyantes.

La route commence dans les vallées de Campan. Si on regarde bien, sur les pentes des montagnes, les feuillus  en vert clair parsèment les forêts de couleurs vives

En « grimpant » vers le col du Tourmalet, nous rejoignons vite les forêts. Le contraste feuillus/ conifères se renforce, ode au printemps dans les montagnes

Nous nous arrêtons dans les lacet, au bord d’une magnifique cascade. Les montagnes des Pyrénées sont caractérisées par l’omniprésence de l’eau et des chutes d’eau. En ce printemps, avec le dégel des sommets, les cascades sont bien fournies. Elles hébergent de nombreuses plantes de milieux humides comme ces jolies grassettes..

Après m’être attardée pour quelques macros photos pour mon herbier, nous reprenons la route. Encore quelques lacets et nous arrivons sur le plateau qui héberge la station de la Mongie. Nous nous arrêtons sur le bord de la route, regardons derrière nous. Le point de vue sur les vallées est saisissant…

Montée du Col du Tourmalet - Au Fil du Thym

La route en arrivant sur un plateau

Montée du Col du Tourmalet - Au Fil du Thym
Montée du Col du Tourmalet - Au Fil du Thym

Nous continuons encore un peu et arrivons en vue de la station la Mongie

Montée du Col du Tourmalet - Au Fil du Thym

Je vous passe les photos de la station (des barres d’immeubles typiques des stations de montagne), et oriente plutôt mon appareil photo vers les montagnes. Tout d’un coup un bêlement attire notre attention : un troupeau de brebis traverse la route pour rejoindre les alpages..

Alors que nous nous attendions à croiser beaucoup de personnes en ce week-end prolongé, la route quigrimpe au col du tourmalet semble vide.

Montée du Col du Tourmalet - Au Fil du Thym

Juste avant un lacet, je demande une pause photo. J’ai des plantes à attraper pour mon herbier et je veux admirer les gentianes

Un sifflement attire notre attention .. Les marmottes sont de sortie ! Je sors l’appareil photo vite, attrape un cliché. Jamais nous n’en n’avions vu de si près !

« Et la marmotte, elle met pas le chocolat dans le papier d’alu », commente un plus-si-petit gourmand pendant que nous reprenons la montée. Plus que quelques lacets… En bas, la station de la Mongie se détache nettement

Au détour d’un autre lacet, croiser l’autre partie du troupeau de brebis…

Et nous voila arrivé

Nous traversons le col à pied.. et le paysage vers les vallée de Saint-Jean-de-Luz se dévoile.

Vue depuis le Col du Tourmalet
Col du Tourmalet

Sur ces hauteurs, je tourne pour repérer la végétation : Thym Serpolet, Androsace, c’est le royaume des petites et résistances plantes basses.

chardon acaule

Nous décidons de prendre la route pour descendre vers Saint Jean de Luz. A chaque lacet, le paysage change, de nouveaux reliefs apparaissent.  A ces hauteurs, la nature associe végétaux et minéraux, offrant des palettes de couleurs si particulières

Un arrêt dans un lacet où nous remarquons de nombreuses pierres gravées. Nous découvrons que l’association Team Westland (1) (Pays bas) viens tout les ans gravir ce col pour récolter des fonds pour la lutte contre le cancer. Chaque pierre représente un proche luttant contre la maladie ou malheureusement emporté. Même si cette initiative vient de milliers de kilomètres de là, on ne peut qu’être touchés par la quantité de pierres…

Et souhaiter que le paysage verdoyant donne la force à tous ces combattants.

Col du Tourmalet

En retournant à la voiture, mon regard est attiré vers les sommets. L’observatoire du pic du Midi, Gardien des étoiles, se détache soudainement des nuages…

Observatoire du Pic du Midi

Reprendre la route, descendre les lacets

Col du Tourmalet

Et après les brebis, croiser des vaches en montées en alpages

Nous arrivons bientôt aux pieds des remontées mécaniques côté vallée de Saint-Jean-de-Luz et nous arrêtons ici. Nous avons réussi à compléter les portions de route qui nous manquaient il y a trois ans. Nous avons ici la satisfaction de pouvons cocher un de nos « choses à avoir réalisées » de nos vies. On rigole, on constate que l’on se satisfait de petites choses, mais qu’on est heureux ainsi. Pourquoi chercher à l’autre bout du monde, alors qu’il y a déjà tant de belles choses à faire à côté de chez nous ?

Col du Tourmalet

Alors que nous reprenons la même route, je vais vous laisser ici, dans ces magnifiques paysages des Pyrénées. Si jamais vous passez dans le coin cet été (ou un autre été), n’hésitez vraiment pas à tenter cette montée, c’est « à voir ». En espérant que cette balade photo vous a plu,je vous souhaite une bonne journée !


Sources de l’article :




Salade de petits pois, fraises, roquette

Bonjour à toutes et tous

Étant un peu (voire même beaucoup) accros aux légumes, les salades s’invitent dans mon assiette tout au long de l’année. La saisonnalité des légumes permet de les faire varier au fil du temps et de les apprécier sans jamais se lasser. Néanmoins, j’éprouve un vrai plaisir à retrouver les salades de printemps. Vous savez, celles composées de petits radis croquants, de fèves fondantes, d’asperges douce ou encore de petits pois. Ce sont des saveurs et des textures si particulières que cela en est chaque fois un régal, même si la salade est construite à la mode « fourrezytout » ( i.e à la va vite, avec ce qui reste dans le bac à légumes).

Bref, cette année, la chance du « fourreztout » m’a conduit sur une nouvelle recette de salade favorite. Il y un reste de petits pois frais à terminer, j’étais tentée par une bonne envie de vinaigrette balsamique, et en partant sur l’association « balsamique -quelque chose », des fraises et de la roquette ont fini dans l’assiette. Le résultat s’est avéré franchement délicieux, le vinaigre balsamique réalisant un liant entre le piquant de la roquette, l’acidulé-sucré de la fraise, et la douceur des petits pois. De plus, il y a un côté sucré-salé étonnant dans cette salade mais qui fonctionne très bien.

La saison des petits pois frais étant entamée, j’avais envie de vous partager avec vous cette idée de salade petits pois roquette et fraises. Si les sucrés-salés vous tentent, je vous la conseille vraiment. J’espère que cela vous plaira. Bonne journée !

Salade petits pois, fraises, roquette - Au Fil du Thym
Salade petits pois, fraises, roquette

Recette : Salade de petits pois, fraises, roquette

Saison de la recette : Mai-Juin

Temps de préparation : 10 minutes (salade)+20min (écossage)

Temps de cuisson : 30 à 40 minutes


Ingrédients

Pour 2 personnes en plat léger, 4 en entrée :

  • environ 1,2kg de petits pois frais ou environ 400 g de petits pois frais écossés
  • 8 belles poignées de roquette
  • Une quinzaine de fraises
  • 6 cuillerées à soupe d’huile d’olive
  • 6 cuillerées à soupe de vinaigre balsamique
  • sel et poivre

Réalisation

Étape 1 : Préparation des petits pois [peut être réalisé à l’avance]

  • Écossez les petits pois puis rincez-les.
  • Faites cuire les petits pois pendant 8 à 10 minutes dans de l’eau bouillante salée.
  • Égouttez et réservez.

Étape 2: Préparation de la salade

  • Lavez les fraises et la roquette. Égouttez soigneusement.
  • Equettez les fraises et coupez-les en deux ou en quatre selon la taille.
  • Dans un saladier ou dans les assiettes, répartissez la roquette, les petits pois et les fraises.
  • Dans un bol, fouettez l’huile avec le vinaigre, un peu de sel et de poivre.

Servez cette salade petits pois roquette et fraises fraîche ou avec les petits pois tièdes. Servez la vinaigrette à part, afin que chaque convive dose à convenance.


Astuces :

  • Variante : Si vous n’appréciez pas le sucré-salé dans les salades, remplacez les fraises par des rondelles de radis roses.
  • Variante 2 : Pour une salade plus consistante, ajoutez du quinoa cuit ou de la semoule de blé cuit.
  • La salade peut se servir avec l’ensemble des ingrédients frais (donc des petits pois frais entièrement refroidis après cuisson) où avec les petits pois tièdes (c’est à dire en sortie de cuisson)(le reste des ingrédients à température ambiante) selon vos préférences de températures. J’ai personnellement une préférence tiède car la chaleur réhausse le vinaigre balsamique et fait légèrement cuire les fraises, donnant une note d’acidité.





Fèves sautées au chorizo

Bonjour à toutes et tous,

Il y a deux week-ends, j’ai vu les fèves ré-apparaître sur les étals du marché. Autant je m’en régale chaque année, autant l’enthousiasme n’est pas là pour mes gourmands. Mais qu’à cela se tienne, j’avais bien envie de trouver une idée-recette capable de les séduire. J’ai pour cela sorti « l’ingrédient secret » qui leur plaît toujours (enfin.. surtout à mon mari) : le chorizo. Cette charcuterie ne se déguste pas qu’à l’apéritif et est idéale pour amener du pep’s aux plats en petits cubes façon lardons. . Des fèves, du chorizo; me voici donc partie pour des fèves sautées au chorizo.

Lorsque le plat a été amené à table, il y a d’abord une moue peu engageante, puis mes gourmands ont dégusté cette poêlée de fèves avec plaisir. Le chorizo se particulièrement bien aux fèves, apportant une note épicée dans la douceur des fèves. En accompagnement d’une volaille ou d’un poisson blanc lui même relevé au chorizo, c’est idéal.

Voilà. Je voulais vous partager cette recette de fèves au chorizo cas où vous souhaiteriez profiter de ce légume de printemps. J’espère qu’elle vous plaira. Bonne journée !

Fèves sautées au chorizo - Au Fil du Thym
Fèves sautées au chorizo

Recette : Fèves sautées au chorizo

Saison de la recette : Avril à Juin

Temps de préparation : 30 minutes (durée liée à l’écossage des fèves)

Temps de cuisson : 15 minutes


Ingrédients

Pour 4 personnes :

  • 1,2 à 1.5 kg de fèves fraîches non écossées
  • 80 à 100 g de chorizo
  • 1 oignon ou une demi botte d’oignons doux
  • 1 gousse d’ail
  • sel et poivre

Réalisation

  • Écossez les fèves, puis faites les cuire 2 minutes dans de l’eau bouillante.
  • Égouttez-les puis retirez la peau. Réservez les fèves.
  • Épluchez l’oignon puis hachez-le. Si oignon doux, coupez les radicelles, la partie abîmée des feuilles puis émincez finement. Hachez l’ail.
  • Coupez le chorizo en rondelles puis en dés.
  • Faites revenir le chorizo dans une poêle afin de le faire dégraisser.
  • Retirez une partie du gras, puis faites revenir l’ail et l’oignon jusqu’à ce que ce dernier soit translucide.
  • Ajoutez les fèves, mélangez bien et laissez quelques minutes à feu doux. Salez et poivrez au dernier moment (le chorizo peut déjà saler les fèves).

Servez ces fèves chorizo bien chaudes.


Astuces :

  • Variante : si vous n’appréciez pas la saveur épicée du chorizo, remplacez par des lardons.
  • Accompagnement de ? Ces fèves chorizo peuvent servir d’accompagnement à une volaille ou des œufs.
  • Récup : les gousses de fèves peuvent servir d’engrais pour le potager, alors n’hésitez pas à les découper puis les insérer en dessous du paillage.





Vinaigre de fleurs de ciboulette

Bonjour à toutes et tous,

Il faut croire que les dernières pluies et les (rares) jours de soleil ont plu dans mon potager car les fraises sont toutes pimpantes, les aromatiques ont significativement grandi, dont la ciboulette qui fleuri de partout. Si la floraison de la ciboulette donne de jolies touffes roses-violettes, elle marque aussi le début de sa montée en graine et la fin de la production de feuilles. Pour disposer des feuilles pour les futures salades, pas le choix, il me faut supprimer les fleurs.

La fleur de ciboulette est comestible. J’avais d’ailleurs aperçu plusieurs recettes l’utilisant comme un « vinaigre de fleurs de ciboulette (source : Elle a Table.). J’ai vite tenté et je dois avouer que le résultat vaut les 5 minutes de préparation. C’est un vinaigre au bon goût de ciboulette, très parfumé, et qui met une nette originalité dans les salades. Je la trouve excellente dans salade de pois chiches et radis, et mon mari l’a adoré simplement dans une salade de radis en rondelles.

Je voulais donc partager cette idée condiment avec vous, si jamais vous avez aussi de la ciboulette en fleur dans le jardin. J’espère que cela vous amusera. 🙂

Vinaigre fleurs ciboulette - Au Fil du Thym
Vinaigre de fleurs de ciboulette

Tutoriel : Vinaigre de fleurs de ciboulette

Saison : Mai -Juin

Matériel

Pour 1 petite bouteille de 250 à 300 ml:

  • Environ 25 fleurs de ciboulette
  • 200 à 250 ml de vinaigre de cidre ou un mélange 1/3 de vinaigre de xérès + 2/3 de vinaigre blanc
  • 1 pot

Réalisation

  • Cueillez vos fleurs de ciboulette (avant qu’elles ne graines) puis lavez les soigneusement. Vous pouvez aussi les passer rapidement dans une eau vinaigrée si vous craignez qu’il y ait quelques locataires.
  • Placez les fleurs dans une petite bouteille ou un bocal propre.
  • Remplissez de vinaigre
  • Fermez et laissez mariner une à deux semaines à l’abri de la lumière. Remuez de temps en temps car les fleurs risquent de stagner en surface.
  • Filtrez ensuite le vinaigre et remettez en bouteille/bocal. Conservez avec les autres vinaigres.

Utilisation : Utilisez dans vos salades de printemps ou d’été. Il parait que c’est très bon dans les salades de tomates (à tester..).

Conservation : Plus de 6 mois.





Comment cuisiner les radis roses ?

I. Présentation

En direct du potager

Le radis rose est un légume racine que l’on associe souvent au printemps. Sous les jolis airs, il cache bien son appartenance à la famille des choux (Brassicaceae). On le cultive essentiellement pour sa racine consommable crue ou cuite, mais l’ensemble de la plante est comestible.

Pour le potager, le radis rose est souvent vendu sous l’appellation « radis de tous les mois », en différentes sous variétés. C’est une plante que l’on sème en place dès la fin de l’hiver, puis tout au long du printemps. Plutôt facile à cultiver, elle a une durée de pousse de 3- 4 semaines (ou « 18 jours » pour certaines variétés). Si on le laisse en place, elle présente de jolies fleurs blanches à 4 pétales.

Sur les étals

On trouve des radis roses vendu en bottes, de fin mars jusqu’à la moitié de l’été. Il existe plusieurs formes de radis roses selon les variétés (ronds, longs, bicolores, mono-colores), tout en restant très proches en saveur.  A noter qu’on trouve aussi des radis d’hiver ou radis raves pendant l’automne/hiver, qui sont très différents des radis roses.

Radis roses
Radis roses

II. Comment les cuisiner ?

Comment le préparer ?

L’ensemble de la plante est consommable même si l’on a plus l’habitude de consommer la racine.

Pour la racine, il suffit de bien la laver, de couper les radicelles et la base des fanes. Le radis peut alors être servi cru, entier, émincé, râpé, nature, en vinaigrette. Il peut également être servi cuit, poêlé dans un peu de matière grasse.

Les fanes de radis sont râpeuses et peut agréables crues, et sont donc consommées plutôt cuites et mixées. Pour les préparer, il suffit de les cuire dans de l’eau bouillante puis de les mixer. Cette préparation peut être ensuite utilisée dans une soupe ou pour composer une sauce épaisse.

Dans quel plat ?

Pour la partie racine

Le radis rose cru est très intéressant à l’apéritif pour proposer une petite gourmandise à croquer. On peut le servir avec juste un peu de sel ou un beurre aromatisé.

Coupé en morceaux, en rondelle, ou râpé, on peut l’utiliser dans une salade. Il amènera une touche de croquant, de piquant mais aussi une jolie couleur rose ou blanche. Sous cette forme, il peut aussi agrémenter tartines et tartes salées froides, pour leur amener piquant et fraîcheur.

Les racines peuvent être proposées cuites, poêlées dans du beurre ou de l’huile et parfumé avec différentes aromatiques. Ils peuvent aussi être glacés c’est-à-dire cuit dans un mélange d’eau, sucre et beurre, jusqu’à former une pellicule sucrée dessus.

Pour les fanes.

Les fanes sont classiquement utilisées pour réaliser des soupes de fanes ou alors des pestos, préparations crémeuses à base de fanes mixées avec de l’huile. Cette sauce peut alors agrémenter des pâtes  alimentaires ou des céréales.

Avec quoi les associer ?

Du côté des aromates, le radis rose se marie très bien avec la ciboulette et son goût fin, l’estragon et sa saveur anisée, l’aneth et sa fraîcheur, ou encore le thym pour les radis cuits.

Avec son piquant, le radis rose s’associe très bien aux ingrédients qui vont l’adoucir comme le fromages frais ou le beurre. De la même manière, c’est un excellent compagnon des pois chiches et de leur saveur douce.

Du côté des fruits et légumes, il fonctionne très bien avec la roquette, la pomme et les légumes de printemps comme les asperges, les petits pois, les fèves et les pois gourmands.

Par ailleurs, les fanes de radis cuite puis réduites en sauce sont d’excellents accompagnements des céréales et de leurs dérivés (pâtes).


III. Les recettes du blog

Pour vous inspirer, retrouvez les idées de recette aux radis roses sur le blog.

Sources de l’article :




Comment cuisiner les fèves ?

I. Présentation

En direct des champs

Rien à voir avec la fève de la galette des rois, nous allons parler du légume. 😉

Le mot de fève ou Vicia faba désigne une plante annuelle de la famille des Fabaceae (famille des pois et lentilles), cultivée pour ses grandes graines, appelées « fèves » par extension. Cette plante se présente dans les champs comme une grande plante à tige droite et épaisse avec feuilles vertes ovales, puis chargées de grandes fleurs blanches au cœur noir. Ces fleurs formeront de grandes gousses qui contiendront, à maturité, les fèves (les graines). Dans les campagnes, il n’est pas rare d’en croiser en bord de champs, échappées des cultures ou auto semées.

Pied de fèves sauvage

Sur les étals

Vous pouvez trouver des fèves fraîches sur les étals entre mi Avril et fin Juin, souvent entières et parfois écossées. Comptez entre 1kg et 1.2kg pour un plat pour 4 personnes. Vous pouvez également trouver des fèves écossées surgelées.


II. Comment les cuisiner ?

Comment la préparer ?

Pour préparer des fèves fraîches, il y a deux étapes à réaliser :
1- Les écosser
2- Les précuire les fèves 1 minute dans de l’eau bouillante salée puis retirer la (2e) peau.
C’est un peu fastidieux mais cela vaut la chandelle.

Ensuite, ces fèves peuvent être utilisées dans les plats. On peut alors les recuire quelques minutes jusqu’à ce qu’elles soient fondantes ou les sauter dans un peu de matière grasse. Elles peuvent aussi être insérées dans des plats complets pour cuire avec l’ensemble des ingrédients. Si vous achetez des fèves surgelées déjà écossées, passez directement à l’étape d’utilisation dans les plats.

Dans quels plats ?

Les fèves peuvent se consommer chaudes ou froides.

Froides, elles entrent dans la composition de salades printanières. Chaudes, elles peuvent être servies en accompagnement, une fois sautées dans un peu de matière grasse et avec des aromates, des pommes de terres.

Elles peuvent aussi être des ingrédients de plats plus élaborés. On peut par exemple citer: couscous, tajines, plats de pâtes, ou encore des flans et clafoutis.

Enfin, on peut les utiliser pour réaliser une purée à tartiner façon « houmous », en apéritif printanier garanti.

Tartinable feves
Tartinable de fèves

Avec quoi les associer ?

Plutôt douces, elles s’associent avec des condiments pouvant les pep’ser comme l’ail et le cumin. Elles fonctionnent avec la plupart des herbes fraîches (persil, ciboulette, aneth), mais la menthe lui sied particulièrement bien.

Du côté des ingrédients transformés, on pourra citer le chorizo, le jambon cru, le fromage de chèvre et la feta.

Dans les plats, elles se marient bien avec les dérivés du blé (semoule, pâtes), les pommes de terre, où elles complètent la douceur.

Côté légumes, elles marchent avec l’ensemble des légumes printaniers : asperges, radis, petits pois.. ainsi qu’avec les premiers légumes d’été : concombre et courgette.

Du côté des viandes et poisson, elles s’accordent avec l’agneau et les viandes douces, ou encore les poissons blancs.


III. Les recettes du blog

Retrouvez les différentes recettes du blog pour vous inspirer dans votre cuisine :


Sources de l’article :