Bonjour à toutes et tous,
Ce matin je vous propose de continuer nos escapades dans les Pyrénées et en particulier au Pays Basque avec une des plus belles randonnées effectuée là bas. Pour anecdote/rappel, ma petite famille a réussi a prendre courant vacances de printemps une semaine (de vacances) dans le Pays Basque, et plus particulièrement autour de Sare, au pied des Pyrénées Basques. Après avoir arpenté les pentes de la Rhune (cf. ce billet), la tentation a été grande de me confronter aux autres sommets de la région.
Après repérage des circuits de randonnée incontournable, j’ai vite ciblé l’Ibantelli, somment moins haut mais plus sauvage. J’ai donc dédié une matinée pour faire la montée (et la descente). Bien que situé à quelques kilomètres à vol d’oiseaux de la Rhune, cela a été une randonnée totalement différente, et pour être franche, une qui m’a franchement marquée. Entre les petits chemins cachés, les paysages printaniers, et le passage dans une zone ravagée par les incidents, ce fut un voyage complet en moins de 4H.
Ce matin, j’aimerais partager avec vous les photos prises lors de cette randonnée vers l’Ibantelli, ce qui vous permettra d’en profiter aussi. J’espère que la balade vous plaira :).
Départ sur la route qui borde la montagne. Il est 8H du matin, la vallée est encore un peu dans l’obscurité. Les panneaux de randonnée marquent le point de départ.

Les premiers mètres marquent déjà la tendance de la randonnée : Il va y avoir de la pente, et le vert tendre des feuilles d’arbres va nous accompagner.

Après une dizaine de minutes, une première trouée vers le paysage montagneux. Comme vous pouvez le constater, le temps est nuageux, le soleil se glisse difficilement. Mais ce temps frais est agréable pour une longue randonnée.


Nous montons puis atteignons un plateau entre deux montagnes. Une large route s’étire sur la crête et guide nos pas

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, GPS et panneaux indiquent une bifurcation. Il nous faut attaquer a présent les rudes pentes de l’Ibantelli.

Les pentes sont rudes et nous ne tardons pas à nos élever bien au dessus des vallées. De ces hauteurs, il est amusant de voir les couleurs tendres des variées des arbres en plein débourrement. Chaque couleur indique une espèce différente.

Reprenons la montée. Je ne vous cache pas que la partie est ardue : pente raide, chemin de terre mélangé de pierres… L’effort se fait sentir, je ralentis le rythme et monte tranquillement.

Au détour d’un lacer, le paysage ‘de l’autre coté’ se dévoile et nous offre un joli point de vue sur la Rhune, plus haut sommet de la région.

Continuer de s’élever au delà de la plaine..

Alors que nous tournons autour de la montagne, nous arrivons en lisère d’un bois. A un moment, je reste ébahie par un vieil arbre en bord de route, qui continue malgré les ans, à suivre le bal du printemps.

Je continue de monter, arrive quasi au col. Avec l’altitude, les pins commencent à s’installer dans la végétation, apportant un sombre contraste. Ici le soleil semble se dévoiler pendant que la vallée semble de plus en lointaine. Quand je pense que moins de deux heurs plus tôt, j’étais en bas.

Et me voilà arrivée sur le col, à quelques mètres du sommet. Je regarde ma montre pour déterminer si je dispose du temps nécessaire pour monter au sommet et dois me résigner. Le sommet ne sera pas pour aujourd’hui.

La déception est de courte durée quand je me tourne vers la suite de la randonnée, voyant le pays basque Espagnol se dévoiler au loin. Et oui, je viens de passer la frontière. 🙂

Nous réalisons le tour de l’Ibantelli, avec un paysage dégagé vers l’Espagne.

Comme dans tout le Pays Basque, nous croisons des pottoks, de petits chevaux sauvages. Je reste à distance ne pas les effrayer, ayant aperçu un poulain et sa mère juste avant.

Alors que j’arrive au Col de Lizarrieta, l e soleil fait définitivement son entrée, révélant les couleurs des montagnes. Je ne me lasse pas de ces paysages à perte de vue.

Et c’est là que j’attaque réellement la descente, de l’autre côté de l’Ibantelli. Avant de prendre le petit chemin qui descend dans la forêt, je m’étonne de la sculpture présente..

La photo ne rendra pas honneur à ce petit chemin forestier qui, en ce printemps, est couvert de fleurs de tous les côtés.:)

Je m’émerveille de la forêt avant d’un coup, de d’arriver sur un banc de montagne calciné. La forêt verdoyante passe brutalement au noir et au marron. L’odeur de brûlé est vite prégnante….

Je marche sur ces bords brûlés avant que l’horizon se dégage et dévoile le pan entier de montagne qui a brûlé. (En cherchant à la maison, j’ai découvert qu’il y avait eu un incidence deux ans plus tôt : cf. cet article) N’ayant jamais vu un tel spectacle, je suis saisie par l’ambiance, entre stupéfaction par l’ampleur et la peine pour toute la végétation..

Dans ce spectacle désolé, d’un coup, un vieux chêne verdoyant apparait. Épargne par les incendies, il est une bulle d’espoir et semble rappeler que la nature reprendra de toute façon ces droits. Sa verdure me fait observer cette renaissance : partout dans le brûlé, on peut voir des petites plantes vertes pousser : asphodèles, ajonc.. Bientôt reviendront les chênes et la forêt.

Je reprends ma route sur ces pentes. Les plaines verdoyantes ressortent largement au loin. Oui, la nature reprneds toujours ses droits..

Nous continuons la descente et repassons en forêt. Retrouver la gaieté des arbres et des asphodèles (en blanc) fait du bien.

C’est dans cette forêt claire que nous terminons la randonnée, par petits chemins puis chemin carrossable, avant de retrouver le panneau de départ. Je regarde ma montre, nous avons randonné pendant 4H, fait plusieurs kilomètres et vécu mille vies dans cette randonnée. 🙂

C’est sur cette jolie photo que je vous laisse. J’espère que la balade vous a plu, et vous souhaite une belle journée !
Plus d’informations
- Descriptif et race GPS disponible sur visorando
- La randonnée est par moment assez pentue donc chaussures de randonnées indipensables.
- Comptez 4H pour la réaliser.



