Merlu au four, clémentine et coriandre

Bonjour à toutes et tous

Pour une idée cuisine pleine de pep’s en hiver, je trouve qu’il n’y a pas mieux que les agrumes. Une bonne tarte acidulée au citron, un gâteau à l’orange, une sauce crème-citron en salé, une vinaigrette orange, sont dans les classiques.  Sortir de cette zone de confort orange-citron avec les clémentines ou mandarines est légèrement plus complexe car leurs saveurs sont plus délicates.

Pourtant, un soir de janvier, en manque total d’inspiration pour cuisiner des filets de merlu, j’ai bien enté improviser une recette à base de clémentines. Allons donc, avec ces agrumes, il devait bien y avoir moyen de faire une marinade : jus de clémentine, zestes acidulé, un peu d’huile d’olive, de la coriandre pour la saveur.  J’ai laissé mes filets de merlan mariner une bonne heure et ai fini par les cuire au four façon papillote. A ma grande surprise, le résultat à fortement ravi ma tablée : la clémentine apporte de la douceur, beaucoup de la fraîcheur, l’association coriandre/clémentine fonctionne très bien,  et le tout se marie avec saveur au merlu.  Petits et grands ont tout dégusté avec plaisir et fini avec un « si en plus c’est facile à refaire, tu en refait quand tu veux ! » .

J’ai donc fiché direct la recette… puis l’ai itérée il y a peu.  Ayant pris une photo à l’occasion, j’aimerais bien vous partager l’idée. Pour un plat du quotidien très rapide mais savoureux, c’est idéal. J’espère qu’il vous plaira. Bonne journée

Merlu au four, clémentine, coriandre - Au Fil du Thym
Merlu au four, clémentine, coriandre

Recette : Merlu au four, clémentine et coriandre

Saison de la recette : Novembre à Mars

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 15 minutes


Ingrédients

Pour 4 personnes :

  • 600-800 g de filets de merlu, cabillaud ou de plie
  • 3 clémentines (jus et zestes) + 1 pour la déco
  • 1 cuillère à café de coriandre moule
  • 1 cuillère à soupe de graines de coriandre.
  • 1 cuillère à café de 4 épices
  • Huile d’olive
  • 1 oignon
  • Sel et poivre

Réalisation

Étape 1 : Marinade (au moins 1/2h à l’avance)

  • Récupérez zeste et jus de vos clémentines. Épluchez et émincez l’oignon
  • Dans un plat creux passant au four (pyrex ou autre), disposez l’oignon puis dessus le poisson préalablement découpé en parts. Versez un filet d’huile d’olive le jus des clémentines. Parsemez des zestes de clémentine puis des épices.
  • Laissez mariner « autant de temps que possible » au frais.

Étape 2 : Cuisson – Version familiale

  • Récupérez votre plat, recouvrez d’un papier sulfurisé.
  • Enfournez pour 15 à 20 minutes à 180°C, selon l’épaisseur de vos filets de poisson.

Étape 2 : Cuisson – Version papillote individuelle

  • Découpez 4 morceaux de papier cuisson et disposez les sur une plaque de cuisson four.
  • Au centre, disposez les oignons récupérés au fond du plat . Disposez ensuite le poisson dessus puis répartissez la marinade.
  • Fermez fermez hermétiquement.
  • Enfournez pour 15 minutes à 180°C

Décorez de quartiers de clémentine et servez aussitôt.


Astuces :

  • Ne salez pas le poisson lors de la marinade afin d’éviter qu’il se dessèche. Chacun salera à sa guise.
  • Temps de marinade : Plus cela marine, mieux c’est. Si vous avez l’opportunité, n’hésitez pas à lancer la marinade le matin, recouvrir d’un film alimentaire, puis ne cuire qu’au moment du dîner.
  • Variantes : Vous pouvez remplacer les filets de merlu par des filets de poisson blanc (filets de cabillaud, plie,..). De même, si vous ne disposez pas de clémentines, vous pouvez remplacer par 1 orange.
  • Version express : Si vous disposez de papillotes spéciales micro-onde, n’hésitez pas à les remplir puis cuire votre poisson en papillote 2 à 3 minutes puissance max (selon l’épaisseur des filets)
  • Accompagnement : Ce merlu au four s’accompagnera bien de riz, pommes vapeur, d’endives caramélisées à l’orange ou d’une fondue de poireau.





Soupe de rutabaga au quinoa

Bonjour à toutes et tous

Dites, avez-vous entendu vous aussi que nous sommes à l’orée d’un net refroidissement hivernal ? Il paraît que la semaine présentera des gelées matinales un peu partout ! Je crains déjà pour les rares jonquilles qui ont réussi à pointer le bout de leur nez au jardin… Néanmoins, voyons le côté positif : c’est l’occasion de continuer à se régaler de soupe ! Et les idées ne manquent pas en cette saison. En effet, c’est la pleine saison des légumes racines : salsifis, navets, betterave, ou encore rutabaga. Ce « chou navet » ressemble à une boule de navet, de teinte plus orangée, et a une saveur à mi-chemin entre les carottes et le navet. Il fonctionne donc très bien en soupe.

Je prépare de temps en temps de la soupe de rutabaga, et dernièrement, pour changer j’ai tenté de lui ajouter peu de « mâche » façon vermicelles. C’est en retombant sur mon bocal de quinoa que l’idée est venue : du quinoa à picorer dans le bol. A la dégustation, sincèrement, cela se révéla une bonne idée: une soupe onctueuse aux légumes mélangés, où le rutabaga pointe doucement et le quinoa apporte une note rustique. Sa présence en grains entiers du quinoa donne un côté régressif (vous connaissez, ces « machins » que l’on vient chercher au fond du bol ) . L’ensemble est à la fois sain et réconfortant, idéal pour une soupe d’hiver.

J’aimerais donc vous partager l’idée recette. J’espère que cela vous inspirera. Bonne journée

Soupe de rutabaga au quinoa - Au Fil du Thym
Soupe de rutabaga au quinoa

Recette : Soupe rutabaga au quinoa

Saison de la recette : Novembre à Mars

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 30 à 40 minutes


Ingrédients

Pour 4 personnes :

  • 4 rutabagas
  • 2 à 3 carottes
  • 1 blanc de poireau
  • 1 oignon
  • 120 g de quinoa
  • noix de muscade
  • 4 cuillères à soupe de crème (végétale ou classique)
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre

Réalisation

  • Lavez tous vos légumes. Épluchez l’oignon puis coupez le en gros morceaux. Épluchez rutabaga et carottes, puis coupez-les en gros morceaux. Retirez le premier étage de feuille du blanc poireau s’il est abîmé puis coupez le en tronçons.
  • Dans une casserole large, faites chauffer 2 à 3 cuillères à soupe d’huile d’olive puis faites y revenir les légumes. Laissez revenir jusqu’à ce que cela « accroche » au fond de la casserole.
  • Ajoutez environ 1 litre d’eau, couvrez, portez à ébullition.
  • Laissez ensuite mijoter à feu doux jusqu’à ce que les légumes soient fondants (30 à 40 minutes, selon la taille).
  • A côté, faites cuire le quinoa 10 minutes dans de l’eau bouillante salée. Égouttez et réservez.
  • Une fois les légumes fondants, mixez finement. Salez, poivrez puis ajoutez de la noix de muscade et la crème à votre convenance.
  • Ajoutez le quinoa (*), laissez mijoter encore 4-5 minutes le temps que l’ensemble soit chaud.

Servez cette soupe rutabaga bien chaude, avec éventuellement une cuillère à café de quinoa sur le dessus, que cela croustille.


Astuces :

  • Accompagnement suggéré : Accompagnez de tartines de fromage de chèvre frais ou de tartines d’oeuf dur.
  • (*) Si vous préférez une soupe épaisse faon velouté, n’hésitez pas à mixer le quinoa pour épaissir.
  • Variantes : Épicez la soupe selon vos préférences : un peu de piment d’Espelette, une cuillère à soupe de curry ou de ras el hanout.
  • Conservation : Cette soupe se conserve 3-4j au réfrigérateur. Vous pouvez aussi la congeler en parts individuelles, c’est très pratique le soir.





Merveilleuses Vosges… (Alsace)

Bonjour à tous,

A l’orée du week-end, je vous propose un peu d’évasion avec des balades enchantées dans les Vosges. Voulez vous venir ? Couvrez vous bien, car nous partons dans des forêts enneigées, à proximités de lacs et de pistes de fond .Si vous vous souvenez, ma petite famille et moi même avons pu prendre quelques jours de vacances en fin d’année du côté de Colmar.

Alors que la magie des marchés de Noël accaparait bien les petits, je l’ai pu résister à l’envie de marcher à la découverte des paysages montagneux des Vosges. Ces territoires inconnus faits de forêts, hautes collines, et à l’époque couverts de blanc avaient tout d’un cadre reposant. Une petite balades en famille un après midi ensoleillé, une grande randonnée « seule au monde » avec le chien ont pu étancher ce wanderlust. L’appareil photo étant de sortie, j’aimerais partager avec vous quelques photos attrapées au passage.


La magie des lacs

En regardant la carte, notre attention c’est vite portée sur les deux lacs situés à proximité de la station du Lac Blanc. Les lacs de montagne présentent souvent une pureté à faire pâlir d’envie les eaux turquoises des tropiques. Nous n’avons par été déçus en découvrant le lac Blanc et lac Noir deux lacs d’altitudes aménagés pour produire de l’électricité.

En bas (900m d’altitude), nous retrouvons le lac Noir. De petite taille, bordé de forêt, il garde tout le charme d’un lac perdu entre les reliefs. Un chemin de randonnée pars juste à côté du parking et permet d’en faire le tour. En hiver, avec la neige, ce tour n’étant pas possible donc nous n’avons pu parcourir qu’un grand chemin rocailleux menant à un petit pont perdu dans la forêt.. Le point de vue, en fin d’après midi était quand même très joli.

Balade dans les Vosges sous la neige - Lac Noir

Peu après, nous sommes montés (en voiture au) Lac Blanc (1055m). Avec un faux air du mur de Game of Thrones, il se love dans un grand cirque rocheux. Comme pour le lac noir, un petit chemin longe un de ses côtés jusqu’à la station électrique. Avec le froid de l’hiver, les pans rocheux se recouvraient de stalagmites transparents, pouvant sans doute faire office de kaleidoscope sous le soleil.

Balade dans les vosges sous la neige - Lac Blanc
Balade dans les vosges sous la neige - Lac Blanc

Une forêt enchantée

Levée avant les aurore, je n’ai pas résisté ce matin à l’idée de retourner me promener dans ces forêts. J’ai repris la direction d’Orbey, où j’avais remarqué de hautes collines dont le sommet semblait propice aux photos. Arrivée au lever du soleil, j’y ai réalisé une balade quasi magique, à la limite entre le rêve et la réalité. Lumière dorée, froid piquant du matin, forêt recouverte d’un voile blanc, magie dans l’air..

Départ au petit matin, la vallée encore dans l’ombre…

Balade dans les vosges sous la neige (Orbey)

Voir le soleil commencer à filtrer dans les arbres…

La vallée s’éclaire

Balade dans les vosges sous la neige (Orbey)

Suivre les traces

Les jeunes arbres s’éveille au soleil

Balade dans les vosges sous la neige (Orbey)

Il y en a un qui s’amuse aussi de la balade 🙂

Balade dans les vosges sous la neige (Orbey)

heures dorées

Balade dans les vosges sous la neige (Orbey)

Finir dans l’éclat du matin

Balade dans les vosges sous la neige (Orbey)

En espérant vous avoir égayé avec ces images de balade dans les vosges, je vous souhaite une belle journée !

Pour plus d’infos




Gratin de pommes de terre au Beaufort

Bonjour à toutes et tous

C’est bien connu, l’hiver est la saison du fromage coulant, du gratin, des pommes de terre, et des plats savoyards riches et réconfortants. C’est la saison où l’on ne (se) refuse pas une bonne raclette, ou la plus digne représentante des plats d’hiver : la tartiflette. Elle se réalise avec du reblochon, mais avez-vous déjà essayé ses déclinaisons avec d’autres fromages ? Morbier, Munster.. c’est tout aussi délicieux !

A l’occasion de nos vacances en Savoie dans le Beaufortain l’été dernier, après une bonne randonnée, on l’a tentée avec le fromage du coin : le Beaufort. C’est un fromage à pâte pressée et cuite, dont la texture crue peut s’apparenter au comté. Côté saveur, il très fruité, délicieux à déguster tel quel et à mon sens totalement irrésistible une fois chaud. Seul petite nuance est que le beaufort devenant très coulant cuit, il est préférable de le travailler en crème/sauce fondante. Bref, ce soit là, je préparais « tartiflette au beaufort » avec pommes de terre, lardons, une crème onctueuse au Beaufort, et fit gratiner le tout. Une fois servi, elle avait régalé/réconforté tout le monde.

Comme on a revu de la neige tout dernièrement, je n’ai pas résisté au plaisir d’en refaire une. Portions bien généreuses, gratin bien gratiné, crème fromagère fondante, c’était délicieux. Personne n’en a laissé dans son assiette. J’aimerais donc partager la recette avec vous: Elle peut vous donner l’occasion de changer des classiques… . Et en tout cas, je vous la conseille. Bonne journée

Gratin pomme de terre beaufort - Au Fil du Thym
Gratin pomme de terre beaufort

Recette : Gratin de pommes de terre au Beaufort

Saison de la recette : Toute l’année

Temps de préparation : 40 minutes

Temps de cuisson : 45 minutes (+ Précuisson des pommes de terre)


Ingrédients

Pour 4 personnes :

  • 1,2 kg de pommes de terre
  • 300 g de lardons fumés
  • 1 bel oignon
  • 2 échalotes
  • 300 gr de Beaufort
  • 200 ml de crème
  • 100 ml de lait
  • 2 brins de thym
  • Sel, poivre, noix de muscade

Réalisation

  • Faites cuire les pommes de terre : Soit dans de l’eau bouillante pendant 40 minutes, soit 8 minutes à la cocote minute. Égouttez puis laissez tiédir.
  • Entre temps, épluchez puis hachez oignon et échalotes. Dans une poêle, faites revenir lardons, oignons et échalotes jusqu’à ce que l’oignon soit translucide. Réservez.
  • Dans une casserole, mettez le Beaufort coupé en petits morceaux, la crème, le lait, thym. Faites fondre doucement tout en remuant régulièrement. Vous devriez obtenir une crème homogène. Salez et poivrez à convenance puis réservez bien au chaud.
  • Épluchez vos pommes de terre puis coupez-les en rondelles fines.
  • Dans un plat à gratin disposez :

    • Une couche de pomme de terre (environ la moitié)
    • Le mélange lardons/oignons/échalotes
    • La moitié de la crème de beaufort
    • Puis répartissez la deuxième moitié des pommes de terre
    • Et enfin versez la fin de la crème de beaufort

  • Enfournez ensuite pour environ 30 minutes à 180°C, le temps que le gratin dore.

Servez ce gratin pommes de terre beaufort bien chaud, accompagné de salade verte ou de tranches de jambon cru (pour les plus gourmands)


Astuces :

  • Gain de temps : N’hésitez pas à précuire les pommes de terre à l’avance pour gagner du temps.





Tajine de pois chiches, navets boule d’or et raisins secs

Bonjour à toutes et tous

En hiver, nous sommes beaucoup à apprécier les petits plats longuement mijotés si réconfortants. Si côté viande & poisson les recettes ne manquent pas, côté veggie, il faut parfois être un peu plus imaginatif. La bonne idée est souvent de partir sur des préparations épicées : ras el hanout, colombo, curry, se prêtent bien à ces plats. Alors, courant janvier, je me suis laissée tenter par l’idée d’un tajine végétarien aux légumes de saison. Des carottes pour la couleur, du navet boule d’or très doux, des raisins secs pour un côté sucré salé et des pois chiches, qui se prêtent si bien à ce plat. J’ai largement agrémenté de ras el hanout, laissé mijoter longuement et m’en suis préparé 3-4 portions.

A la dégustation, ce tajine végétarien c’est vraiment révélé délicieux : des légumes fondants, du sucré salé, un peu de « croquant » sur aux pois chiches, la gourmandise des raisins. Bref, je m’en suis régalée.  Heureusement même que j’en avais préparé quelques portions supplémentaires, car je me suis fait un petit plaisir en récidivant dans la semaine.

Je voulais partager l’idée avec vous au cas où cela vous intéresse / inspire. Bonne journée !

Tajine pois chiches, navets boule d'or et raisins secs - Au Fil du Thym
Tajine pois chiches, navets boule d’or et raisins secs

Recette : Tajine de pois chiches, navets boule d’or et raisins secs

Saison de la recette : Janvier à Avril

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 50 minutes


Ingrédients

Pour 4 personnes :

  • 4 navets boule d’or
  • 3 carottes
  • 1 gros oignon (ou 2 petits)
  • 1 gousse d’ail
  • 50 gr de raisin secs
  • 250 gr de pois chiches secs  (*)
  • 2 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 2 cuillères à soupe de ras-el-hanout
  • Sel, poivre

Réalisation

Préparation des pois chiche secs

  • Faites les tremper au moins une nuit dans de l’eau
  • Et le lendemain, faites les cuire  45 minutes dans de l’eau bouillante

Préparation du tajine

  • Réhydratez vos raisins secs dans de l’eau tiède. Réservez le temps de vous occuper des légumes
  • Lavez l’ensemble de vos légumes. Épluchez puis hachez l’ail et l’oignon. Épluchez les navets et carottes, puis coupez-les en gros cubes (2cm de large).
  • Faites chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse (ou grande casserole) puis faites y revenir l’ail et l’oignon.
  • Ajoutez les légumes, les épices, et faites revenir 5 minutes en remuant régulièrement.
  • Ajoutez les pois chiches, les raisins secs,  couvrez d’eau, puis portez à ébullition.
  • Couvrez puis baissez à feu doux.
  • Laissez mijoter pendant au moins 40 minutes en découvrant sur la fin (Note : les légumes devraient être fondants à la fin de la cuisson) . Salez et poivrez avant de servir.

Pour les bons appétits, accompagnez ce Tajine pois chiches végétarien de semoule (ou graine de couscous)


Astuces :

  •  (*) Version express : pour un tajine version express, utilisez 2 à 3 boites de pois chiches préparez, et précuisez les légumes racines (carottes & navets) dans de l’eau bouillante salée jusqu’à ce qu’ils soient fondants. Vous pourrez ensuite réduite le « mijotage » à une dizaine de minutes
  • Variantes sur les légumes : Personnalisez les légumes selon vos goûts et le contenu de votre panier. Comme la recette est plutôt sucrée-salée, vous pouvez essayer avec un peu de panais (pas plus d’un), du potimarron (qui tiens bien à la cuisson), du rutabaga ou de la butternut.
  • Ajustez les épices à votre goût  : pour une version « piquante » vous pouvez ajouter un peu de harissa, si vous aimez ajoutez de la coriandre fraîche avant de servir
  • Congélation : Ce plat se congèle très bien. Donc n’hésitez pas à en préparer en bonne quantité et congeler par portion.





Palette à la diable

Bonjour à toutes et tous

Je ne sais pas si c’est dû au temps gris des derniers jours, ou parce qu’il y a une nette accumulation de contrariétés à la maison, mais ces derniers temps, j’ai le moral en berne. Plutôt que me laisser déprimer, j’ai tendance à chercher des petits éléments « remonte-moral ». Un bon petit plat salé un brin terroir rétro, par exemple, cela marche bien ^^

Même si je n’apprécie plus trop la viande, il y a quelques recettes où je ne résiste pas comme la palette à la diable. La palette est un morceau de viande de porc peu gras et moelleux, correspondant au muscle de l’omoplate, qui est peu gras et très moelleux. La cuisine  « à la diable » correspond à une cuisson au four dans une croûte de moutarde. C’est une recette d’origine alsacienne, ultra facile. Mes gourmands adorent et je dois avouer qu’exceptionnellement, cela me fait plaisir d’en déguster.

L’ayant refaite il y a peu , j’aimerais vous partager l’idée. Que cela soit pour se réconforter ou se faire plaisir, c’est une bonne idée pour changer des classiques. Bonne journée !

Palette à la diable

Recette : Palette à la diable

Saison de la recette : Toute l’année
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 1 heure

Ingrédients

Pour 4 personnes :

  •  1 palette de porc (*)
  • 2 oignons
  • 3 cuillères à soupe de moutarde
  • 3 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
  • 150 ml (3/4 de verre type moutarde) de vin blanc
  • 1 brin de thym + 1 feuille de laurier
  • poivre
  • Huile d’olive

Réalisation

  • Épluchez puis émincez les oignons.
  • Dans une cocotte, faites chauffer un peu d’huile puis faites revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient translucides . Réservez
  • Badigeonnez la palette (sur toutes les faces) avec la moutarde, poivrez légèrement (ne salez pas).
  • Déposez la palette sur les oignons, ajoutez le vin, un petit fond d’eau, le thym et le laurier, puis mettez le couvercle de la cocotte
  • Enfournez la cocotte pour une heure au four à 180°C. N’hésitez pas à arroser la viande de la sauce en cours de cuisson.

Servez chaud.

Astuces :

  • Accompagnement : La palette se mange traditionnellement avec des pommes de terre vapeur ou des pommes de terre sautées. Pour une version plus légère, je vous conseille du potimarron rôti au four ou des frites de céleri.
  • (*) la palette de porc peut s’acheter en version « nature », « demi-sel » et « fumée ». La version demi-sel est conseillé dans les recettes « classiques » mais si vous avez l’habitude de manger peu salé, cela sera peut-être trop salé pour vous. Adaptez votre choix en fonction de vos goûts.
  • « Pep’sez’ votre palette à la diable en ajoutant une touche d’épice (ex : 1 cuillère à soupe de 4 épice) dans la garniture
  • Pas de cocote en fonte ? Disposez tout simplement les oignons et la palette dans un plat à gratin, puis « fermez » à l’aide papier aluminium.
  • Dans certaines recettes, le vin blanc est remplacé par de la bière.




Kouign bigouden (« pancakes bretons »)

Bonjour à toutes et tous

En cuisine, vous l’avez sans doute remarqué, j’adore aller chercher d’anciennes recettes « de terroir » oubliées. Parfois, on découvre des petites « pépites » fort sympathiques qui permettent de se régaler local et sans chichis tout en changeant de nos habitudes.

In jour, en fouillant sut le net des variantes locales de crêpes et gaufres, je suis tombée sur les « Kouign bigoudens » sur ce site de tourisme Finistère. Ces « kouign » (Kouign= gâteau) de sont des sortes de petits gâteaux ou crêpes épaisses à levure de boulangerie (issus du pays Bigouden), qu’on comparera volontiers aux pancakes .(Note: Rien a voir avec le connu Kouign-amann où Amann = beurre en breton). Niveau réalisation, ils sont très simples à réaliser. Côté dégustation, ce sont des « pancakes » très moelleux, » un peu sucrés, délicieux tièdes, et qui peuvent être tartinés à convenance. Autant vous dire que ma petite tribu c’est régalée lorsqu’ils ont été servis. ^^

Étant très contente de cette re-découverte (qui sera refaite dans pas longtemps ^^), j’aimerais vous la partager. J’espère qu’elle vous plaira. Bonne journée

Kouign bIgouden - de Bretagne - Au Fil du Thym
Kouign bIgouden – de Bretagne

Recette : Kouign Bigouden

Saison de la recette : toute l’année

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes


Ingrédients

Pour une vingtaine de kouign :

  • 400 g de farine
  • 200 g de sucre
  • 3 œufs
  • 500 ml de lait
  • Un peu de beurre (demi sel !)
  • 1 cube de levure de boulangerie ou 1 sachet de levure sèche
  • (facultatif) pomme, pépites de chocolat, raisin secs

Réalisation

Étape 1 : Préparation de la pâte

  • Faites tiédir environ 1/3 du lait puis délayez y la levure. Laissez reposer une dizaine de minutes.
  • Dans un saladier, déposez la farine et le sucre. Ajoutez les œufs et mélangez.
  • Versez le lait (celui sans levure) dans la préparation en plusieurs fois afin d’éviter les grumeaux.
  • Ajoutez enfin la levure délayée dans le lait, homogénéisez, puis laissez reposer.Repos: Laissez reposer jusqu’à ce que la préparation « monte » et commence à « buller ». On conseille au moins 2 heures, mais vous pouvez laisser plus (cf *)

Étape 2 : Cuisson

  • Faites chauffer une poêle antiadhésive ou type crêpière et beurrez légèrement.
  • Déposez une bonne louche de pâte puis faites cuire à feu moyen. (si cela « bulle » c’est normal).
  • Quand le dessus du kouign commence à prendre, retournez puis faites cuire 1 à 2 minutes. Le kouign est prêt
  • Itérez jusqu’ épuisement de la pâte

Ces kouign peuvent être servis tels quels, légèrement beurré, avec du sucre, chocolat fondu, etc


Astuces :

  • (*) Sur le temps de repos : On conseille en moyenne 2-3h de repos mais vous pouvez laisser plus. Personnellement, j’ai laissé reposer 1h dehors puis cela a fini la nuit au frais.
  • Faites attention de faire reposer la pâte dans un saladier/etc bien plus grand que la pâte initiale, cela peu « buller » significativement.
  • Variantes : Dans certaines recettes, on propose d’ajouter des pommes râpées lors de la cuisson, des pépites de chocolat, raisins secs etc
  • Congélation : Vous pouvez congeler les kouign après cuisson mais un peu comme le pain, ils perdront un peu de leur fraicheur.





Escapade à Kaysersberg (Alsace)

Bonjour à tous,Avec le mauvais temps des derniers jours, j’aurais bien envie de vous inviter quelques minutes en vacances, à la découverte d’un joli village d’Alsace. Vous me suivez ? Nous partons à Kaysersberg, élu « village préféré des français 2017 »

Ou se situe-t-il ?

Kayserberg-vignoble (raccourci en « Kaysersberg ») se situe en région Grand Est, du côté du Bas Rhin, à une dizaine de minute de Colmar. Il marque l’entrée vers la vallée de la Weiss et l’accès aux montagnes des Vosges à partir de la plaine de Colmar. Pour vous y rendre, dirigez-vous ver Colmar puis suivez les pancartes. Il est particulièrement bien fléché 😉


Qu’est-il ?

Kaysersberg est une petite ville, tout en longueur, nichée au pied de la Weiss et lové entre deux pans de montagne. Entre les parties récentes et anciennes, il s’étend sur plusieurs kilomètres de vallée. Il est très connu pour son cœur de village ancien, typique des villages d’Alsace, les monuments qu’il abrite (village, château), et ses vignobles.De nos jours il est connu pour avoir été élu « village préféré des français » en 2017, et abriter un très joli marché de Noël. La vielle ville est devenue assez touristique, tout en respectant le village.A noter que la vielle ville étant 100% piétonne, il faudra vous garder sur les très nombreux parkings situés autour.


Quelques mots d’histoire

La vallée de Kayserberg-Orbey a toujours été un coin bien fréquenté car il permet l’accès des Vosges puis de la Lorraine en partant de la plaine d’Alsace-Colmar (ou inversement)Le nom de « Kayserberg » apparaît en 1277, lorsque l’empereur Saint-Empire romain germanique (Frédéric II) achète alors le petit château du coin afin de contrôler la vallée. Il le transforme en forteresse capable de contrôler le passage (Sait-on jamais, des francs peuvent débarquer pour envahir l’Alsace), et induit le développement d’une petite ville. En 1293, elle acquiert le statut privilégié de « ville d’Empire » (Romain germanique) et une relative autonomie par rapport aux puissances étrangères.Elle se développe au cours du moyen-âge et de la renaissance autour de l’artisanat et du commerce de vin d’Alsace. Autour 1600, l’empereur lui donne même des cépages et fait naître un vin « de Kayserberg », bien connu de nos jours.A noter qu’en raison de son statut de « verrou » de l’accès aux Vosges/Lorraine, elle fut particulièrement convoitée lors de la 2e guerre mondiale, et relativement endommagée.

Kaysersberg (Décembre)

Que faire à Kaysersberg ?

De notre côté, étant dans le coin fin décembre, nous y sommes allés deux fois : une en soirée pour le marché de Noël, une fois en journée après une ondée pour visiter tranquillement la ville. De nos visites, nous avons retenus :

1) Visiter la vielle ville

La ville est extrêmement connue pour la partie ancienne, très typique de l’Alsace. Après le passage des portes de l’enceinte de protection, on y retrouve les maisons aux façades colorées et à colombage, des petites places agréables, des fontaines et monuments. Pour la visite, on vous conseille d’alterner entre :

  • La grande ruelle commerçante qui traverse de part en part la vielle ville. C’est très joli, décoré, espacé.. Mais très fréquenté et bien rempli de boutiques. Un petit coup de cœur pour le pont en vielle pierre sur la Weiss, à mon sens le plus beau « coin » de la ville (où se trouve la place « village préféré des français »)
  • Prendre les chemins de traverse dans les petites ruelles typiques, où vous pourrez découvrir des vielles maisons, les berges de la Weiss et goûter à plus de tranquillité.
Kaysersberg (Décembre)
Kaysersberg (Décembre)

Il existe aussi de nombreuses églises à visiter dans la vielle ville, mais elle étaient fermées le jour de notre visite

2) Flâner dans la ruelle commerçante

Clairement, si vous souhaitez trouver des souvenirs d’Alsace, c’est un excellent spot de boutiques. A côté des classiques « boutiques à touriste » bien achalandées, vous pourrez trouver des boutiques plus artisanales qui vous permettront de dénicher des petites choses amusantes. La verrerie d’art est particulièrement époustouflante.

Kaysersberg (Décembre)

3) Grimper au château du Schlossberg

Les ruines du château du Schlossberg sont visibles de loin, veillent sur la ville depuis la colline Nord. On peut y accéder par deux moyens : Un accès par l’ouest en grimpant dans la colline et Un accès est par la vielle ville et les vignes. De même, on vous conseille de faire le tour 😉 Essayez aussi de prendre le temps de lire les pancartes qui agrémentent le chemin, c’est instructif.

Kaysersberg (Décembre)

Arrivés en haut – surtout si vous montez à la tour – vous aurez un point de vue incontournable sur la ville et la vallée. C’est clairement à couper le souffle et donne une idée de l’extension de la ville et des vignes. On y comprends aussi son rôle central dans la vallée et le choix de cette ville comme « verrou vers les montagnes ».

Kaysersberg (Décembre)

4) A la bonne saison, le marché de noël

Comme nous y sommes allés entre les fêtes de fin d’année, nous avons pu profiter de l’ambiance de la ville en soirée, alors que tout était illuminé et les maisons décorées aux couleurs de Noêl. Clairement les petits en ont pris plein les yeux, et si vous savez conservé une partie de votre âme d’enfant, vous serez émerveillés. Illuminations, fenêtres décorées d’automates, marchés d’artisanats, de produits terroirs, odeurs de vin chaud et de cannelle, c’est une vraie plongée dans l’esprit de Noêl. Un « must do ».

Kaysersberg (Décembre, de nuit)
Kaysersberg (Décembre, de nuit)
Kaysersberg (Décembre, de nuit)
Kaysersberg (Décembre, de nuit)

Et donc, Pourquoi y aller ?

En synthèse, je vous conseillerais vivement d’y aller

  • Car c’est un incontournable de la région avec la vielle ville, le joli coin du pont sur la Weiss, les maisons typiques . Les amateurs de vielle pierre se régaleront, les curieux en prendrons plein les yeux. En saison, l’ambiance de Noêl est à déguster au passage.
  • Pour la montée au château du Schlossberg. C’est une promenade familiale sympathique, pas trop difficile, avec de très jolis points de vue sur la vallée. Si vous avez le temps, vous pouvez même vous promener dans les chemins qui serpentent dans les vignes autour et prendre un bon bol d’air (cf. photos en dessous).
  • Pour les boutiques artisanales de produits d’alsace : On s’est notamment trouvés un bon kouglof dans une boulangerie (je n’ai pas le nom, c’est celle à côté du pont sur la Weiss), et mes gourmands se sont régalés d’un excellent cervelas d’une boucherie/charcuterie (SARL boucherie, petite boutique de la ruelle commerçante dans une maison ocre). A noter aussi (d’après mon mari), une excellente boutique de bières (« Alambics et pressoirs » ) qui permettra de régaler les amateurs de cette boisson
Kaysersberg (Décembre)
Kaysersberg (Décembre)

Que faire à proximité ?

La visite { ville + château + temps de flâner} vous prendra bien l’après-midi. Pour d’autres occasions vous pourrez :\

  •  Partir à la visite des villages alsaciens alentours comme Ingersheim, Riquewhr , Ribeauvillé, etc.. . Nous n’avons pas tout vu, mais nous vous conseillons Ingershein, très joli (et également village préféré des français en 2013)
  • Vous aventurer dans les Vosges, à la découverte de la vallée d’Orbey, puis du col du Bonhomme et des montagnes. J’ai attrapé la voiture un matin pour aller randonner deux heures dans les collines d’Orbey, je peux vous assurer que c’est très joli

Voilà c’est sur ce paysage matinal que je vous laisse, et vous souhaite une belle journée !

Source pour l’histoire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kaysersberg