Bonjour à tous,

 

Aujourd’hui, si cela ne vous dérange pas, j’aimerais vous poser une petite question (qui me taraude l’esprit)  “faut-il se forcer à lire ?”.

Vous avez sans doute dû l’apercevoir, je lis entre un et deux romans par mois, selon le temps et l’envie. Mais ces phases de lecture sont souvent entrecoupées de longues pauses sans la moindre ligne. Après quelques jours de tolérance, je commence  par ressasser qu’il faut m’y remettre.. Et finis par céder à cette obligation. En prenant un peu de recul, il m’arrive souvent de me demander si ces obligations sont bien utiles….

 

Vous, quel est votre rapport à la lecture ? Vous arrive-t-il de vous obliger à lire ?

 

 

Pour ma part, voici ce que j’ai analysé sur mon rapport à la lecture :

Pile de livre - Faut-il se forcer à lire ?

 

Pourquoi ne pas lire ?

 

Si on dit que la lecture est un plaisir,  il n’est pas rare qu’il soit inaccessible.

La plupart du temps, je n’arrive plus à lire par manque de temps : Trop d’activités et d’obligations dans la journée pour se dégager un temps de lecture. Toujours une tâche à faire que l’on juge plus urgente. Parfois même, j’arrive à m’interdire de lire par angoisse d’oublier quelque chose de plus urgent.

Un autre point qui me gêne vraiment est une sensation d’isolement : dans ma famille, j’ai souvent été la seule à lire. Les autres préfèrent regarder une série (ou les dessins animés..), sortir, ou s’adonner à une activité manuelle. Cette situation me démotive parfois de m’y remettre.. Même je dois avouer que c’est beaucoup moins le cas depuis que je partage avec vous mes lectures et lit vos suggestions.

Enfin, mon découragement à la lecture viens des livres où je “bute”.  Si l’histoire ne me convient pas ou le style ne m’est pas lisible.. lire deviens un déplaisir.  Je n’arrive que difficilement à reprendre le roman en cours mais n’arrive pas à en attaquer un autre . La maxime “il faut finir ce qu’on a commencé” résonne trop fort pour moi.

 

Lire, un plaisir ?

 

Mais en fait.. petite déjà, la lecture m’attirait et j’y prenais une certaine satisfaction. Tout s’est poursuivi une fois adulte

En fait, les livres représentent pour moi de grands instants d’évasion, où j’oublie le quotidien et plonge dans une autre histoire. Avec eux, j’ai traversé les continents et les âges, découverts d’autres modes de vie. J’ai par exemple découvert l’Algérie et l’Iran, me suis immergée dans l’Angleterre du 18e ou l’âge d’or de Cléopâtre. J’ai eu un aperçu d’autres styles de vie, me suis confrontée à d’autres points de vue..  Plus que les séries, les livres m’ont souvent happée

Une autre chose que j’ai toujours aimé dans la lecture est la découverte de belles phrases. Sans parler de poésie – souvent trop  complexe – j’ai souvent apprécié un paragraphe bien tourné ou une réplique bien placée. Même si film cinéma se veut percutant dans ses dialogues, jamais je n’y ai retrouvé la magie des mots.  Et puis.. Je dois avouer que je tente de me souvenir à posteriori de tous ces jolis mots, pour tenter d’agrémenter de futures conservations ou écrits

Enfin (voir surtout), la lecture représente pour moi un instant de pause dans le tumulte quotidien : que ce soit une demi-heure avant de dormir ou juste deux trois pages en passant, ce sont des instants plus calmes, où je me retrouve seule et m’évade de mes préoccupations. Rien n’a jamais égalé la petite pause lecture de 5 min avant de partir au boulot ou attaquer la cuisine du dîner.

 

 

Le cas des classiques

Dans cette ligne de réflexion sur la lecture, je me demande aussi “faut-il se forcer à lire les classiques ?” Nous avons tous lu du Balzac, Zola, Maupassant lors notre scolarité, mais une adulte, devons-nous nous forcer à en lire aussi ?

J’en conviens que pour notre culture personnelle ces œuvres sont intéressantes : elles sont des miroirs des sociétés, époques, valeurs et croyances, et nous donnent des aperçus des temps d’avant. Cependant, je rencontre toujours des difficultés dans ces romans : style trop complexe, descriptions trop longues, thématiques trop sombre, etc..  Malgré ma motivation  je “bute” rapidement puis rechigne à m’y remettre.  En prenant du recul, je pense avoir besoin de discours plus léger, d’émotions un peu plus gaies, de ne pas lire en permanence la misère humaine..

Je ne sais pas comment vous les considérez.. Pour ma part, j’ai fini par avoir une “pile à lire” de classiques, que je n’attaque que lorsque je me sens en bonne forme morale, et prête à apprécier.

 

 

Et donc ?

A bien réfléchir, j’ai l’impression de considérer la lecture comme le sport : parfois on rechigne à s’y mettre, on se force,  puis une fois dedans, on s’y trouve bien. A la fin de la session (ou du livre), on éprouve une belle satisfaction à avoir découvert, accompagné l’histoire et les personnages…  et on souhaite remplier pour une autre histoire.

Au final, j’ai fini par me consister différentes “piles thématiques” : les lectures légères, celles plus dures, celles d’évasion.. Puis varie dans mes choix selon l’humeur et l’envie. Ainsi, je me force toujours à lire, mais en tentant de limiter l’effort. 😉

 

 

Bref..  Maintenant à vous :

Lisez vous toujours sans mal ? Devez-vous par moment vous motiver ? Et si oui comment ?

N’hésitez pas à laisser votre avis !

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