Écouter la forêt qui pousse…

Écouter la forêt qui pousse…

Bonjour à tous,

La semaine à un air de déjà vu, d’un temps d’attente face à une inéluctable mauvaise nouvelle. Je ne sais pas vous, mais ce climat fait que je savoure plus encore que d’habitude les jours de soleil, les balades à l’air de la campagne, la vision des petites plantes qui passent tranquillement l’hiver en attendant le printemps.  Avant le covid, j’avais l’impression que tout cela était “commun”, si commun qu’on ne me comprenait pas forcément quand j’avouais l’apprécier et m’en contenter. Aujourd’hui, ces jours de soleils et ces sorties sont devenues rares; le regard des gens change. Admirer le soleil, regarder la nature sont devenus une chance et on redoré leurs blasons. Quelle chance avons-nous au final d’avoir l’opportunité de redécouvrir à quel point les petites choses sont précieuses !

Bizarrement, alors que d’habitude la petite famille rechigne un peu à faire une “balade du dimanche” au grand air, sur les week-end de janvier ce ne fut pas le cas. On sentait dès le départ – et surtout dès la rumeur des variants – que ces balades ne seront pas toujours permises en ce début d’année. Alors, un de ces (rares) week-end de soleil, nous sommes partis en forêt. Certes les paysages ne sont pas grandioses, la nature serait plus belle au printemps, mais qu’importe. On prends l’air, on est ensemble, on refait le monde en paroles, on voit les rayons du soleil d’hiver caresser les feuilles mortes, les arbres se préparer au printemps… C’est si joli dans cette simplicité d’hiver… Et peut importe ce qui nous arrive, cela sera toujours là..

En ce milieu de semaine, j’avais envie de partager avec vous quelques photos prises lors de cette balade en forêt. Peut être cela vous permettra de prendre l’air, de voir un rayon de soleil, même par écran interposé. Ces petits moments rares sont faits pour être partagés, alors j’espère que vous en profiterez aussi.

(Note : Titre en référence volontaire à la citation “Écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe” de Friedrich Hegel,  pour écouter les petits bonheurs du jour, les notes d’espoirs et pas uniquement les mauvaises nouvelles )

 

****

 

Un après midi d’hiver. Il ne fait ni chaud, ni froid. Le soleil illumine un ciel totalement bleu. En cet instant, qu’espérer de plus ?
Peut être prendre la route, découvrir les paysages que l’on a pas vu au delà de nos habitudes

 

Nous réalisons quelques kilomètres en voiture, pas grand chose, une dizaine tout au plus. En dépassant une colline, la chaîne des Pyrénées se dévoile

 

Nous nous garons et nous partons nous enfoncer dans la forêt

 

Les bords sont garnis des fragons ou “petit houx” et leurs boules rouges. Ce joli arbuste qui fait penser au houx peuple souvent les forêts du sud. Le connaissez vous ?

 

Dans cette forêt, on entends peut être pas les arbres pousses, mais on peut voir les ronces se dresser fièrement au soleil, prêtes à s’étendre jusqu’en haut des cimes. Attendez le printemps, elles déborderont d’énergie

A la première trouée, côté Nord, se découvrent des collines recouvertes de forêt et de prairies. Une ancienne ferme réside dans la vallée en bas. Sans doute passeront nous devant au retour..

Forêt gers janvier 2020

 

En s’avançant dans les chemins,  sur la lisière de la forêt, se découvrent les ajonc d’europe. Seules touches fleuries dans les teintes d’hiver, ils ne passent pas inaperçus.  Je les “miltraille” de photos, ils viendront enrichir mon herbier photo.

Un peu plus loin, dans le coin à l’ombre, quelles billes de neige gelée rappellent les chutes des dernières semaines..

Le chemin nous mène une dernière fois sur la crête de la colline, on nous trouvons une autre trouée vers les Pyrénées…

Sur ce versant, le soleil éclaire l’intérieur de la forêt, révélant les herbes sèches qui la composent. Symphonie de touches dorées et scintillantes dans les teintes grises des feuilles mortes.

Un nouveau pas, et vous découvrez encore d’autre beautés.. Comment ne pas s’émerveiller ?

 

Le chemin pivote pour descendre dans la vallée. Forêts et prairies se dévoilent à l’horizon..

Forêt gers janvier 2020

 

Sur notre chemin de retour, par le bas de la colline, l’obscurité se fait peu à peu. Les derniers rayons de soleil éclairent les touches rougeoyantes des dernières feuilles d’églantier..

Rentrer en longeant les prairies tranquilles.. Dire qu’au printemps, elles seront pleines de vie, d’herbes, de fleurs, de sauterelles et de papillons…

Je les regarde avec une certaine tendresse : Reposez vous encore ces quelques jours d’hiver. Nous seront là au printemps pour vous admirer..

Je terminerais cette balade par une dernière photo prise sur le bord de la route de retour, avec vue Pyrénées.

Merveilleuses Pyrénées recouvertes de neige, qui seront aussi là quoi que le futur nous réserve..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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