Balade Botanique Aout 2022

Balade Botanique : Sur un autre terrain de jeu (Août 2022)

Bonjour à toutes et tous,

Je vous invite ce matin pour une balade botanique, édition août 2022. En étant franche, avec la sécheresse qui sévit, je ne pensais pas être en mesure d’écrire cette balade botanique, et puis les évènements se sont bien organisés pour. Prenez vos chaussures de marche ou baskets, nous partons découvrir les plantes sauvages du moment.

 

Pour cette édition, nous allons sortir de notre habituel terrain de jeu Gersois pour explorer celui de la Dordogne. En fait, il se trouve que mes parents ont récemment acquis une maison de campagne du côté de Bergerac. Entre mon frère en région Bordelaise et moi du côté de Toulouse, ils souhaitaient se rapprocher pour voir les différents petits enfants plus souvent. Bonheur trouvé il y a quelques temps, ils ont déménagé pendant l’été. Mon mari et moi nous sommes alors organisés pour venir les aider à emménager sur 3-4 jours début août et déposer les plus-si-petits gourmands pour trois bonnes semaines de « vacances ».

 

Bref, la maison de campagne se situant bien à la campagne et pour ma part étant (comme toujours..) levée bien avant tout le monde, j’ai profité des créneaux très matinaux pour explorer la campagne et chasser les fleurs. (Le boucan du déplacement des meubles ou des cartons à 6H du mat, cela ne le fait pas ^^) Une petite sortie en famille dans la forêt toute proche m’a également bien aidé à rencontrer de nouvelles fleurs. C’est le résultat (partiel) de ces explorations que je vous propose aujourd’hui dans cette balade botanique août 2022.

J’espère que cela vous intéressera. 🙂

***

 

Commençons la balade au lever du soleil, alors que les rayons de soleil dorés illuminent les prairies. Ici aussi, nous pouvons retrouver un ballet aérien de carottes sauvages.

 

Explorer les prairies conduit parfois à trouver des zones un peu plus humides que d’autres. Le premier signe pour les reconnaître ? Trouver de la menthe ! C’est dans un de ces coins que je découvre de la menthe pouliot, une variété que je n’ai pas trouvé dans le Gers. La menthe pouliot un peu particulière d’entre les menthes car si elle est comestible et était très utilisée « avant », elle est aujourd’hui déconseillée en raison de la (faible) présence de substance hépatotoxiques. (cf. source ). Laissons là aux butineurs qui s’en régaleront.

Menthe pouliot - Balade Botanique Aout 2022

 

Un peu plus loin, plus au sec, de grandes fleurs roses attire mon attention. Si dans les Gers les mauves des bois sont monnaie courante, ici je reconnais de la mauve musquée : Ses fleurs sont plus pâles, ses feuilles très découpées et elle forme d’étonnantes capsules pyramidales sur le haut des tiges.

 

Dans les espaces plus exposés, peut être avez vous aperçu par chez vous de grandes tiges au feuillage fin et aérien, montant aisément à 1m50 ? Non cette fois ce n’est pas le fenouil mais l’asperge sauvage. En ce début août, elle est en fleur avec de jolies clochettes jaunes.

 

Pour continuer notre balade, je vous propose un petit détour du côté du potager en réhabilitation de mes parents. Cette zone laissée en friche était bien envahie par des mauvaises herbes… pas si mauvaises que cela.

Commençons par rencontrer les amarantes, une famille de plante herbacée dont le nom en grec signifie »sans se flétrir »… car la plante est réputée ne pas se faner. Certaines variétés d’amarante ont été  et sont encore cultivées comme plante potagère, avec les feuilles consommées comme des épinards, ou les graines cuisinées en céréales. Si vous fréquentez un magasin bio, peut être en avez vous croisé.

Bref, ici, nous pouvons trouver avec ces tiges dressés, ses feuilles pétiolées ovales et ses épis dense, l’amarante hybride. Elle est consommable : les feuilles sont utilisées comme légumes en Afrique et les graines transformées en farine.

 

A côté, avec un port plus rampant, des feuilles plus petites, des grappes de fleurs, voici l’amaranthe blette. Pour l’anecdote ette amarante était recommandée comme plante à cultiver dans le capitulaire de Villis de Charlemagne (in du VIIIe ou début du IXe siècle) au même titre que le thym, la carotte, le fenouil. En Grèce, elle est toujours servie dans un plat nommé vlita où elle est bouillie, puis présentée en salade avec de l’huile d’olive et du citron.

 

Dernière adventice, dont vous avez peut-être entendu parler si vous suivez les émission de cuisine : le pourpier ! Inutile de chercher dans les magasins hauts de gamme, il pousse souvent dans votre potager. Allure de sédum, port rampant, faisant de toutes petites fleurs jaunes. Il se consomme cru où il est acidulé, ou cuit comme les épinards.

 

***

Pour terminer la balade, je vous emmène au Nord de Bergerac, du côté Eryaux, pour une sortie dans les forêts typées landes. Je n’avais jamais fréquenté des landes donc cette balade fut l’occasion pour moi de voir concrètement les fameuses représentantes des lieux. 🙂

 

Pour débuter, rencontrons d’abord les célèbres bruyères et en particulier la bruyère cendrée, identifiable (d’entre les bruyères) par ses feuilles disposées en verticilles (= en étages, à 360° autour de la tige).

 

En début de floraison, apparaissant avec des branches emplies de fleurs jaunes, l’ajonc nain illumine les chemins. Ce petit ajonc s’identifie par sa petite taille (50-80cm), des rameaux à épis, des fleurs en épis, jaune vif – citron. Ne glissez pas dessus, il pique !

 

 

Les landes sont des terres sableuses et plutôt sèches, donc seules les plantes tolérantes au sec résistent en cette période de l’année. C’est par exemple le cas des cirses, de la famille de Asterareace et que l’on classerait volontiers dans les chardons. Ici, je retrouve de la cirse acaule, du terme acaule qui signifie « plante dont les feuilles voire les fleurs se rattachent directement au collet ». 10-15cm de haut maximum, de quoi contraster avec les cirse laineuses du Gers avec leurs 2M de haut….

 

Et enfin dans un coin à l’ombre, une tige avec de toutes petites feuilles et quelques fleurs jaunes attirent mon attention. Vous pensez qu’il s’agit d’une laitue sauvage ou d’une épervière membre de la famille des pissenlit ? Et non, c’est un solidage verge d’or . Ce solidage (du latin solidor signifiant consolider) est connu en phytothérapie pour aider face aux maladies des reins. A noter que la plante est en début de floraison ici, et sera significativement plus touffue dans quelques semaines.

 

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Voilà, nous terminons cette balade botanique août 2022 dans cette jolie forêt. Ici, je ne peux m’empêcher de penser vivement à la forêt des Landes, ses habitants, ses arbres, ses plantes et ses autres locataires si durement touchés par les incendies sur juillet et août. Si lors de nos balades, nous profitons toujours de la nature, il nous incombe aussi de la protéger et de la restaurer quand elle souffre. J’espère un jour, que nous trouverons tous le moyen de faire notre part, près de chez nous ou moins près…

En espérant que cette balade vous as intéressé, amusé, permit de découvrir d’autres plantes, je vous souhaite une bonne journée !

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5 Commentaires
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Bonjour Florence
Merci pour cette balade ,si belle, dans tous les sens du terme, les photos, le partage de connaissances,l’écriture….

Bravo et merci

merci. Oui, je n’en connaissais pas beaucoup mais nous apprenons toute notre vie.
j’ai trouvé votre compte sur instagram; et comme je suis aussi vers le Gers..
bonne soirée.
Mon compte insta : @potagervilleetcampagne

Coucou Florence
Le monde est petit !
J’habite à Castels , un petit village juste à côté de St Cyprien à 1H 30 de BERGERAC !!!!
Je suis ravie que tu te plaises ainsi que tes parents dans notre Dordogne !
Bien vu pour les plantes de chez nous !!
Enjoy !!
Passeuse , guérisseuse , médium et thérapeute

Merci pour la balade, des fleurs que l’on rencontre sans en connaitre le nom et leur bienfait.