L’adoption d’un animal abandonné : bilan et astuces

L’adoption d’un animal abandonné : bilan et astuces

Bonjour à tous et toutes

Histoire de se changer les idées du (morose) contexte ambiant, je vous propose un billet autour de nos compagnons à 4 pattes. Qu’en dites vous ? 🙂

Il y a un peu plus d’un an déjà, suite à un semi-coup de tête / semi-réflexion posée, nous avons décidé mon mari, les petits gourmands et moi d’adopter un nouveau chien. Nous en avions déjà un golden à la maison, mais ce dernier commençait à “pantoufler” et l’idée de lui donner un compagnon de jeu pour lui redonner un coup de jeune  plaisait à tous. Quelques visites en chenil, une sélection attentive, et hop une (grande) chienne abandonnée nous as rejoint.

Depuis; il y a eu des hauts, des bas,  un nombre certain de déconvenues, mais aussi des moments joyeux. Aujourd’hui,on sait que notre “miss” est heureuse avec nous, que le golden c’est pris un coup de jeune et que les petits gourmands sont ravis de cette “furie blanche” (comme il la surnomment).

Face à cette expérience, cela me tentait de partager avec vous un petit retour d’expérience / astuces autour de l’adoption animal abandonné. Peut être avez vous déjà franchi le pas et pouvez échanger avec nous autour de votre vécu. Peut être hésitez vous à vous lancer, et cela vous donnera des billes pour prendre votre décision.. Quelle que soit la situation j’espère que ce billet vous intéressera.. et que vous n’hésiterez pas à partager votre point de vue ! 😉

 

Bilan / Retour d’expérience sur l’adoption d’un animal abandonné

Comment s’est passé l’adoption ?

Remontons il y a un peu plus d’un an. Une fois la décision d’adopter prise, nous avons cherché les chenils/refuges les plus proches de chez nous et trouvé un refuge à côté de la fourrière de Valence. Nous y sommes allés, avons fait un premier tour en famille pré-sélectionner les animaux compatible, puis un deuxième tour avec notre chien vérifier que la future adopté(e) et notre chien pouvaient s’entendre. En fait, elle l’a complètement snobé, mais ce n’était pas du tout un comportement agressif, donc bon signe d’acceptation.

On s’est donc décidé pour “Miss” et passés à la case “papiers d’adoption”. Puis lorsque mon mari lui a mis un collier, on a vu son regard changer en 1/4 de seconds du tout au tout : du “je vous snobbe”, elle est passée à une vraie joie ! Elle avait compris que la case chenil était terminée pour elle !  Elle a bien vite grimpé dans la voiture, s’est révélée toute contente, une bonne tête de vainqueur. ^^

Une fois à la maison, elle a fait bien fait 3 fois le tour de la maison et du jardin s’imprégner. On lui a mis son panier, sa gamelle, fait comprendre que c’était sa place. Pendant quelques jours elle a encore senti 50 fois tous les coins de la maison avant de comprendre que c’était sa nouvelle maison.  Elle n’a aussi pas hésité à venir vite voir mon mari quémander des signes d’affection, tout comme elle a vite joué avec les petits gourmands.  De mon côté, cela a été plus difficile et elle m’a longtemps “snobé”. Rivalité entre filles ?

Côté cohabitation avec l’autre chien; on a plutôt été agréablement surpris par le comportement du golden a vite voulu adopter comme compagnon de jeu. La “miss” a attendu les premières promenades avec lui avant de lui faire confiance.  Elle était particulièrement méfiante sur la gamelle et le panier, cherchant clairement à marquer “son territoire”.  Mais peu après ces promenades, on s’est vite fait réveiller à 3h du mat par le raffut que les deux faisaient en jouant !  😉

 

Trop cool la neige ! (2 mois après adoption)

 

Pour évoquer les ” 1mois et plus ” je vais plutôt vous l’écrire en “points positifs” / “points négatifs”. C’est plus simple 😉

 

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Un an après : Les plus de cette adoption

  •  Notre sentiment d’avoir fait “bonne action” : La première chose qui nous a poussé  à aller dans les chenils chercher un animal abandonné est l’envie de faire une bonne action, de se prendre pour le “sauveur” des animaux. Et c’est vrai qu’avec le recul, sans triomphalisme, on est contents de l’avoir tiré de là. Clairement, malgré les déconvenues, si plus tard nous devons reprendre un nouveau chien, on repassera dans les chenils..

 

  • On a découvert qu’elle déjà éduquée : La miss avait déjà quelques années, quitté la phase de l’enfance, et savait déjà pas mal de choses : “donne la patte”, “couché”.. ce qui a facilité grandement la vie. Lui faire comprendre une partie des règles de la maisonnée a été très rapide.

 

  • L’attachement qui s’est installé : Une fois que la miss a réussi à nous faire confiance, elle s’est attachée à nous. Notre miss est particulièrement dévouée à mon mari (qui est celui qui lui a mis le collier pour la faire sortir) ; au point de savoir deviner même avant moi quand il ne va pas bien. Elle a même 24H entière sans bouger (ou presque) auprès de lui quand il est tombé malade cet hiver !

 

Dis, tu arrêtes tes photos et viens promener ? (1 an après)

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Un an après : Les déconvenues

  • Elle a mis beaucoup de temps à (me) faire confiance
    Si notre chienne elle s’est vite attachée à mon mari ou aux petits gourmands, elle a mit beaucoup beaucoup de temps avant de me faire confiance. Je n’étais pas celle qui l’a sauvée, ni un enfant à protéger, peu être une “rivale” vis à vis de mon mari;  alors c’était plus difficile pour elle. Il m’a fallu plus de 3 mois et un nombre certain de promenades toutes les deux “entre filles” pour y arriver.

 

  •  Son probable vécu traumatique : Notre chienne a été abandonnée suite à un divorce; et même si cela reste “léger” par rapport à d’autres animaux, on a hérité des conséquences. Une des conséquences plus notable est sa peur d’être ré-abandonnée dès que l’on quitte la maison. La première fois qu’on a fait les valises, elle a paniqué, et ne nous as pas lâché d’un iota. Elle insiste aussi beaucoup pour venir en voiture dès que l’on va faire une course, au point même de se coucher devant la voiture si par mégarde elle arrive à se faufiler par la porte..

 

  • Elle a ses petites habitudes… . Nous avons découvert qu’elle adorait squatter le canapé [alors que c’est interdit pour l’autre chien] pour se coller à mon mari quand il y est. Alors on a fait un effort : ok pour le canapé quand mon mari y est seul, mais tu descends quand quelqu’un d’autre y va. Le deal semble respecté.

 

  •  Et ses comportements “bizarres” : le plus difficile à gérer pour nous (encore aujourd’hui), c’est ses moments où elle semble perdre le contrôle d’elle..
    1 – Elle est très territorialise et agresse (sans chercher à blesser), tout chien qui passe à moins de 20 m de la maison. Aucun problème avec les humains, mais les chiens (et les chats), c’est une autre affaire. Cela a été très compliqué au début mais avec le temps on commence à la voir se radoucir.
    2 – Elle est “boulimique” .. au point de bouffer tout pain ou brioche (même d’un 1kg !) qui trainerait sur le plan de travail de la cuisine. Depuis, on a appris à tout ranger dans les placards.

 

Ronger tous les bâtons qui traînent..

adopter animal abandonné : petites manies

 

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Je voudrais adopter un animal abandonné : Comment faire ?

Après ce petit retour d’expérience, je voudrais vous donner quelques astuces “maison” si jamais vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l’adoption d’un animal abandonné. Cela vous évitera quelques pièges dans lesquels on est / on a failli tomber 🙂

 

Ou trouver ces animaux abandonnés?

 

Plusieurs pistes s’offrent à vous :

  • la SPA
  • les chenils & refuges bénévoles : souvent proches des fourrière et trouvables sur le net en cherchant “chenil” ou “refuge”, ou par exemple sur ce site
  • les particuliers : avec échange via réseaux sociaux ou site de petites annonces.

 

Comment choisir ?

 

Le choix d’un animal s’imagine souvent comme le coup de cœur du “c’est lui que je veux”, avec une vie en rose derrière . En réalité, ce n’est pas toujours ainsi (cf mon retour d’expérience.. ), et quelques précautions sont nécessaires avant de sélectionner sont animal :

1) Choisir aussi sur des critères rationnels : Un animal est un engagement pour de nombreuses années, donc un minimum de rationalité s’impose. Cela concerne notamment:

  •  la capacité de tolérance de l’animal à votre présence ou absence : certains chiens/chats sont heureux s’ils sont collés au maître, d’autre nom
  • la tolérance aux autres animaux : SI vous avez déjà, le nouvel animal doit pouvoir supporter les autres
  • la vie en appartement où à la campagne (dehors) : certain sont plus heureux dedans que dehors, certains on besoin d’être toujours dehors, de courir beaucoup; il faut que cela soit en accord avec votre habitation

 

2 ) Demander conseil aux bénévoles/propriétaires

Les bénévoles connaissent généralement l’animal et son caractère (tolérance aux chats, chiens, besoin d’affection ou plutôt mutique. comportements “bizarres”.. ) , ils sauront souvent vous guider pour sélectionner un animal en accord avec vos possibilités.

 

3) Ne pas (se) sur-estimer 

On a souvent envie de faire une bonne action, de “sauver le plus faible”.. et cette tendance peut conduire à sur-estimer les efforts que l’on sera prêt à faire pour l’animal. C’est souvent difficile à admettre, mais bien nécessaire. De notre côté, si a pris (par raison) une miss au comportement qui semblait “nickel”, on a eu une bonne dose des déconvenues. Alors imaginez un chien déjà très traumatisé..

 

Besoin de grand air..

adopter animal abandonné : Balades au grand air

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Comment bien gérer l’arrivée à la maison ?

L’animal trouvé il faut aussi bien l’accueillir afin qu’il soit rassuré sur son adoption et afin qu’il s’habitue à vous.

Quelques petites astuces expérimentées à la maison

  • Créer un coin à lui : Un animal c’est comme un enfant, il aura besoin de son coin à lui où on ne viendra pas le déranger. Sans monopoliser une pièce, avoir un panier dans un coin tranquille (mais proche du lieu de vie) est déjà beaucoup. Ce coin sera rassurant pour lui, et lui montrera qu’il a sa place

 

  •  Installer des habitudes : Afin de se sécuriser, l’animal aura besoin de trouver un cadre avec des repères, c’est à dire des habitudes : heure du manger, de la sortie, travail, caresse en rentrant.. plein de petites choses.

 

  • Ne pas discriminer versus les animaux déjà existants : Si l’arrivée dans une maison avec un animal déjà installé peut être rassurant pour l’adopté, c’est aussi une source de complexité. L’important est de garder les deux animaux sur un pied d’égalité et s’y tenir. Même dose de croquettes, de caresses, etc. Si l’animal existant se sens négligé, il va vous en tenir rigueur,

 

  • Rester intransigeant sur les points indispensables : Lorsque l’animal adopté a vécu des misères, on aurait bien envie d’être plus conciliant, notamment sur les bêtises.. Mais ce qu’il faut savoir c’est que tout ce qui est autorisé une première fois, est considéré comme acquis par l’animal. S’il monte sur le canapé alors que vous ne voulez pas qu’il le fasse, chassez le fermement, sinon il considèrera avoir toujours le droit

 

  •  Être présent les premiers jours pour le rassurer : Dernière astuce utile, c’est d’avoir une présence à 100% à la maison les 2-3 premiers jours. Il n’y a pas besoin de tout le monde, mais au moins de quelqu’un. Ce quelqu’un va le rassurer sur le fait que la vie a changé et qu’il ne sera pas encore abandonné. Quand on a adopté notre miss,; mon mari a pris un jour de congé, et cela a bien aidé..

Amitiés

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Voilà un petit retour d’expérience / quelques astuces autour de l’adoption animal abandonné.

N’hésitez pas à partager votre expérience si vous avez fait la même chose.. ou vous questions si vous souhaitez vous lancer 🙂

En attendant, je vous souhaite une bonne journée !

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